Souvenirs de Californie (prise 2)
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je ne suis plus capable des chefs cuisiniers qui se prennent pour des vedettes. Un des plus désagréables est certainement Wolfgang Puck, un genre de wannabe-celebrity qui essaie de te faire croire qu’Angelina Jolie préfère les hamburgers aux tiges de céleri. Après les livres de recettes et la bouffe en canne, il a ouvert de multiples restos faussement hip… et franchisé plus de 80 comptoirs/bistros de bouffe dégueulasse vendue sous un couvert de « gastronomie rapide », un concept nouveau genre, aussi douteux dans le fond que dans la forme.

Mon ami Wolf
Mais bon, il a un nom.
Alors voilà. Je me suis fait prendre par la marque comme une débutante. Quand on est à Universal Studio et qu’on a le choix entre du BK ou du KFC, il est facile de mettre tous nos espoirs dans le plus minable des bistros. Cinquante dols plus tard, je maudissais ce Josée DiStasio commercial qui m’avait bien eu au petit jeu du « j’utilise mon nom pour vendre de la scrap… je fais mon fric et je prends ma retraite sur la Riviera loin de tous ces amerloches incultes ». Et cela m’a rappelé un livre super intéressant lu il y a longtemps déjà. On y traite des 22 lois immuables du branding. Loi no 10 : The easiest way to destroy a brand is to put its name on everything.
J’attends donc avec impatience l’auto-destruction de Wolgang Puck. Et l’implosion de Ricardo. Mais ça, c’est une autre histoire…


Tu as officiellement atteint les bas fonds quand un film pour enfant (i.e. Ratatouille) se moque de toi et de ton opportunisme crasse… Qui n’a pas pensé à ce cher Wolfgang en voyant le chef Skinner vendre toute sorte de sous-produits congelés à l’effigie de Gusteau? Excellente photo, btw…
Comme dans tous domaine, l’étique et la passion ne prévaut pas nécessairement en cuisine. Dieu sait qu’il en faut pour ouvrir sa propre adresse. Mais une fois la célébrité obtenue, surtout aux States, celui-ci et combien d’autres ont compris que vendre du glamour aux glamourous était payant, mais vendre du pseudo-glamour aux not-so-glamorous est encore plus payant (de par la force du nombre)!