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Archives pour 07/2009

Bud Light Lime : pénurie ou complot ?

Article publié le Lundi, 27 juillet 2009

Le magazine Protégez-vous m’a téléphoné vendredi dernier afin d’avoir mon opinion sur la « crise » de la Bud Light Lime qui sévit au Québec depuis le début de l’été.  En effet, la campagne de publicité aggressive déployée par Labatt depuis quelques semaines aurait généré une demande incontrôlable au point de créer une pénurie de la nouvelle marque de bière dans plusieurs commerces.  Il n’en fallait pas plus pour que plusieurs crient au complot!  C’était évidemment arrangé d’avance, l’entreprise et la méchante agence de pub ont artificiellement réduit les stocks pour créer une hystérie collective autour de la nouvelle bière de l’été. Comment expliquer autrement qu’il se consomme autant de cette fausse Corona alors qu’il fait gris et qu’on déprime à l’intérieur? Impossible.

Bud Light Lime

Bud Light Lime

Désolée de ramener tout le monde sur terre, mais je ne crois absolument pas à la théorie du magouillage marketing à la Bixi dans cette affaire. Soyons sérieux.  La pénurie dure depuis plusieurs semaines et les perspectives de vendre une bière franchement estivale en plein mois de décembre sont ordinaires. Pourquoi Labatt accepterait-elle consciemment de perdre des ventes en plein coeur du mois de juillet?  Il est fort plus probable que la version officielle de l’entreprise soit exactement la bonne, à savoir une sous-estimation de la demande pour le produit, conjuguée à une incapacité de produire en plus grande quantité dans des bouteilles transparentes (voir les détail sur l’article ci-haut linké).

La pénurie n’a pas empêché les fans de ce type de bière d’embarquer dans le train, mais il y a une limite que l’entreprise ne doit pas franchir. Sinon, gare au désintérêt.

Lu sur la page Facebook de la Bud Light Lime (désolée pour la qualité du français…) :

- Vraiement, cette bière est extremement désaltérante mais dure à trouver en sibole … Aprés 5 dépanneurs un gars se tanne !!!

- tres bonne biere mais n en trouve plus nul pars!!!!!

- super bonne , pas trouvable en dépaneur pourtant je suis de quebec…

Mais bon, la majorité des posts sont extrêmement positifs et la bière compte maintenant plus de 28 500 fans au Québec. C’est tout un succès. La version « canette » devrait régler le problème de pénurie pour l’instant et sustenter les buveurs qui semblent déjà accros au produit.

Mais le vrai scandale n’est-il pas que tant de gens aiment la bière fade et sucrée ? You tell me. Je vais aller m’en réserver une après le boulot.  On s’en reparle.

Dans l’intervalle, voici la pub américaine lancée l’an passé. C’est dans l’air du temps.

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La TRès bonne mise en marché de Trois-Rivières

Article publié le Vendredi, 24 juillet 2009

Je ne suis pas une fan des campagnes de publicité des villes et régions du Québec.  La plupart du temps, ça sent la compromission et la politique à plein nez. Résultat, des campagnes mortellement plates où se succèdent des paysages, des madames qui se font masser, des baby-boomers en bicyclette… Please! C’est à croire que toutes les régions du Québec ont exactement la même offre commerciale drabe. Pas de différenciation.  Pas d’excitation.  Pas d’intérêt.  Merci Monsieur Obama pour la remontée du dollar canadien; cet été, on se pousse aux États.

À moins que…

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Il y a une exception notable cette année au niveau du marketing de destination: la ville de   Trois-Rivières.  Chapeau à cette municipalité qui se démarque avec une campagne surprenante et imaginative qui déconstruit d’un coup nos préjugés. Je ne me fatigue pas de visionner les différentes pubs de la campagne TR (TRès Trois-Rivières) qui met en valeur tout ce que la ville a à offrir: poésie, course automobile, musée québécois de culture populaire (je veux y aller!!!), gastronomie, terrasses… On a le goût d’y passer quelques jours en couple ou en famille. C’est contemporain, la musique est bien choisie, les images sont intriguantes et quelle idée géniale de reprendre les initiales TR pour mettre en valeur les attraits de la ville.  Bravo.

En plus, le site web est très facile à consulter.

Si Trois-Rivières, que je considérais comme l’une des villes les moins sexy au monde (désolée pour les gros préjugés de fille de Montréal) est capable de se mettre en valeur de la sorte auprès des Québécois, le défi est lancé à toutes les autres destinations touristiques de la province. Il n’y a plus d’excuses pour nous ennuyer avec des campagnes fades et redondantes!!!

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Souvenirs du Nouveau-Brunswick et réflexions sur l’orignal-marketing

Article publié le Mercredi, 15 juillet 2009

J’ai pris l’habitude de partager avec vous mes souvenirs de voyage et cette semaine, j’ai la chance d’être à St-John et à Fredericton au Nouveau-Brunswick grâce à un super mandat avec UNB (University of New Brunswick).  Il s’agit de ma première visite dans les maritimes et j’en ressors enchantée. Il fait beau (oui, oui, le soleil n’est pas seulement un concept) et la petite ville de St-John où je réside présentement est charmante; une belle zone historique, des petites terrasses au bord de l’eau, du volleyball de plage et des spectacles sur scènes extérieures… on se croirait en vacances!

Hier soir, au bord de la terrasse, je méditais donc sur le charme de la région quand un orignal m’a interpellé…

Statue Moosehead, St-John Nouveau-Brunswick

Statue Moosehead, St-John Nouveau-Brunswick

Cette statue géante représente l’orignal de la compagnie Moosehead, symbole de la plus grande brasserie 100% canadienne. Je ne vous en veux pas de ne pas l’avoir reconnu tout de suite; on ne boit pas vraiment de Moosehead au Québec.

C’est drôle comme à l’orignal devient marketing dès qu’on sort du Québec. À St-John, non seulement a-t-on de la bière vendu par un orignal, mais également du café (Java Moose). L’orignal se vend en toutou, en t-shirt, en version police montée… Serait-il en train d’éclipser le castor comme symbole canadien universel?

Une recherche rapide avec Google est très instructive à ce sujet. Les mots clés «moose», «canadian», «symbol»,  génèrent ensemble plus  2,870,000 résultats, tandis que la proposition «beaver», «canadian», «symbol», en génèrent à peine 537,000! Et toc. Peut-être aurait-on dû remplacer Jules et Bertrand par Bullwinkle?

Mais quand est-il de la belle province, pays de la chasse à l’orignal? Selon le blogue du Québec, le mot «orignal» se retrouverait dans presque 200 noms de lieux du Québec, 196 pour être plus précis. Et c’est sans compter les 21 appellations comprenant le pluriel orignaux ! La toponymie a aussi le sens de la famille. Notons les noms « Petit lac de la Mère Orignale », « Lac du Père Orignal » et « Lac du Petit Orignal »…

Mais on hésite encore à utiliser l’animal comme emblème marketing au Québec… c’est définitivement trop Canadian! Une exception: Canam-Manac et son orignal aux ailes d’or (la grande classe). Je prendrai une photo de la statue la prochaine fois que je passe devant les bureaux sur le chemin du Tremblay à Longueuil. Ça vaut la peine, I promise.

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Marketing B2B à succès: l’importance de la répétition

Article publié le Mardi, 7 juillet 2009

À l’heure où j’écris ce post, il fait sombre et gris malgré le fait que mon horloge affiche à peine 13:22.  Il pleut, il fait froid et vous me direz que c’est une situation qui se répète depuis le début de l’été. Rien de nouveau.  Pourtant, la météorologue de TVA était catégorique hier soir aux informations: il n’y a pas eu davantage de précipitations cette année que par les années passées. En fait, presque toute la pluie de juin est tombée durant la dernière semaine et ça se poursuit…  Côté météo, les Québécois ont donc la mémoire courte… Exactement comme les consommateurs.

Quand vient le temps d’orchestrer nos campagnes de marketing B2B, trop peu d’attention est portée sur la répétition. On prévoit un envoi email ou un seul envoi de marketing direct et on s’attend à obtenir des résultats. On place une ou deux annonces dans des publications spécialisées et on s’étonne que le téléphone ne sonne pas!

5 bonnes raisons de répéter:

  1. La constance favorise la familiarité qui génère la confiance et qui engendre la crédibilité.
  2. Le moment où votre cible reçoit votre message est peut-être mal choisi: une mauvaise journée, trop de travail, pas de budget…
  3. Vos prospects n’ont peut-être pas encore pris leur décision, mais devront choisir un fournisseur plus tard.
  4. Le timing n’est pas toujours synchro: un «non» aujourd’hui est peut-être un «oui» demain.
  5. Pour une foule d’autres raisons, vos clients potentiels passeront peut-être «à côté» de votre première offensive.

Planifiez vos campagnes sur une période de 6 à 12 mois et si votre budget est restreint, concentrez vos efforts. Par exemple, une infolettre tous les mois, une carte postale chaque trimestre, de plus petites annonces à chaque publication, un rappel par téléphone…

Souvenez-vous que vos outils de communication seront toujours plus importants pour vous que pour vos clients potentiels. Ceux-ci ont d’autres chats à fouetter dans leur vie professionnelle et personnelle. Ils ne les remarqueront pas, les perdront ou les détruiront volontairement avant de décider de passer à l’action.  Sans répétition, les chances qu’ils choisissent vos produits et services sont minces.  Vous voulez vendre? RÉPÉTEZ!

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