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Archives pour 11/2009

La vague Twitter est-elle à bout de souffle?

Article publié le Mercredi, 25 novembre 2009

Twitter, tweet, twitter… ces néologismes font maintenant partie de notre vocabulaire, mais pour combien de temps?  Le trafic stagne aux États-Unis sur le populaire site de tranches de vie. On a même enregistré une baisse des visites de l’ordre de 8% en octobre dernier. Évidemment, on peut choisir de voir le verre à moitité plein: la croissance annuelle de l’achalandage depuis octobre 2008 voisine les 1271%!

Trafic sur Twitter, octobre 2009. Source: comScore

Trafic sur Twitter, octobre 2009. Source: comScore

Dans ce contexte, vous vous demandez peut-être s’il est pertinent de sauter dans le train de Twitter alors que ce sera peut-être le gros flop de 2010?  Il est vrai que le petit oiseau doit poursuivre son hypercroissance pour s’implanter à long terme car le nombre d’usagers et de visites fait foi de tout dans ce type de business. Et il faudra bien un  jour que ça rapporte. Le réseau songe d’ailleurs à offrir des comptes payants pour les entreprises dès l’an prochain… C’est un premier pas.

À ce stade-ci, nul ne peut prédire si Twitter est là pour durer. Cependant, pendant que ça dure, il y a beaucoup à gagner à apprivoiser le petit animal, notamment pour vous familiariser avec l’univers des médias sociaux. C’est le temps de faire des expériences, de comprendre comment et pourquoi ça marche.  Aujourd’hui on parle de Twitter et demain ce sera autre chose. Plus vous attendez avant de vous mouiller, plus la prochaine vague vous semblera impossible à surfer.

Pour ceux qui n’ont jamais essayé Twitter, voici un petit vidéo d’introduction super sympa.  C’est très bien vulgarisé, mais ça ne vous convaincra pas d’utiliser Twitter pour votre entreprise. Je vais en parler dans mon prochain post qui traitera de la démarche la plus facile pour réussir un virage Twitter dans votre organisation.  Ça devrait aller à lundi prochain si tout va bien.  En attendant, allez jeter un oeil sur la page Twitter de Bang Marketing, ça vous donnera des idées.

Médias sociaux

In et out 2010 : mes prédictions

Article publié le Jeudi, 19 novembre 2009

Lu sur un site web (je garde la source secrète) :

If you’re reading this at a coffee shop while wearing cowboy boots, feeling confident because you just had breast implants, you’re “out.” That’s according to Pierce Mattie Public Relations, whose staff compiled a “What’s Hot, What’s Not” list for 2010. Other things on their “out” list are eyelash extensions, facelifts, crafty necklaces, acrylic nails, cocktails, birth control pills, the entire city of Paris, ballroom weddings, yoga and “humans.”

Vous vous dites sûrement, à cet instant précis «QUOI?». Peu importe, tout le monde a le droit de faire sa liste des in et des out en 2010. Voici la mienne (un peu en avance) très pêle-mêle, pas trop sérieuse, à commenter, à critiquer ou à applaudir, vous avez le choix!

crystal-ball

IN #1 : Les médias sociaux

Loin d’être une passade, les médias sociaux deviennent «mainstream». En 2010, on devrait passer moins de temps à expliquer ce qu’est Twitter et plus de temps à réfléchir sur la meilleure manière de tirer profit du marketing conversationnel.

IN #2 : Le contenu

Que ceux qui n’ont rien à dire se taisent! Après avoir mis beaucoup d’énergie à synthétiser l’essence de leur marque dans une signature ou un slogan de deux ou trois mots, les entreprises recommencent à parler. Les clients remettent en question les affirmations gratuites du genre «on est les meilleurs». Ils veulent de vraies réponses et surtout, de l’information pertinente.

IN #3 : La gratuité

Il faut lire le livre de Chris Anderson : «Free, the Future of a Radical Price» pour comprendre toute la portée du concept de gratuité en marketing. Encore plus «hot» en 2010. Et très lié avec mon #2.

IN #4 : Le «sign-in» universel

Je tombe un peu hors sujet, mais c’est ma montée de lait : on n’en peut plus de s’enregistrer sur une multiplicité de sites web où l’on doit rentrer un nouveau mot de passe et un nom d’usager chaque fois! En ce sens, l’enregistrement via des sites sociaux comme Facebook pour accéder à diverses applications devrait devenir de plus en plus populaire. J’ai fait l’essai pour utiliser le wi-fi gratuit chez Second Cup. Facile, facile.

IN #5 : Le branding personnel

Blogues, avatars, pages personnelles, position dans les engins de recherche, réputation en ligne, adresse de courriel, profil, commentaires et posts dans les médias sociaux… Votre marque personnelle est plus «in» que jamais.  Elle vous suit partout et ne s’efface qu’au prix de grands efforts. Soignez-la, entretenez-la, moussez-la. Pour plusieurs (employeurs, médias, etc.), cette image est la représentation la plus réelle de votre petit vous…

OUT #1 : La télé

Ça fait des années qu’on répète qu’il n’y a plus rien d’intéressant à la télé, mis à part quelques chaînes spécialisées. Que du nivellement par le bas. Avec le Apple HDTV pour les films, le hockey sur Internet et les nouvelles à la radio dans l’auto, pourquoi a-t-on besoin d’une télévision déjà? Virginie? Mauvaise réponse.

OUT #2 : Les tentatives poches de marketing 2.0

Pour faire une bonne campagne de marketing 2.0, il faut être authentique, drôle, spontané… Pas facile! Les campagnes poches sont donc légions, mais si elles faisaient rire d’elles en 2009, elles risquent de passer complètement dans le beurre en 2010: Intérêt zéro. Qui se rappelle de la web télé des cosmétiques Marcelle? Ouch. Ou le Flash Mob raté de Bud Light Lime? Re-ouch. Finalement, il faut peut-être mieux se faire oublier.

OUT #3 : Les dépliants

Il me semble que juste le nom sonne tellement 1986. On peut aussi laisser faire les pochette avec des feuillets en échelons!!!

OUT #4 : Les lipdubs

Tout le monde en a fait un. On en a vu cent. Même TVA Publications en fait un (ayoye). 2010 sera l’ère de l’anti-lipdub!

OUT #5 : Les noms d’agence de pub qui sonnent comme un vieux prénom quétaine

Alfred, Buck, Bob, Arthur et Merlin, Brad, Harry. C’est assez, on a bien ri, mais là, on est pu capable!!!!! Pourquoi est-ce si difficile de trouver un nom d’agence? Pourquoi s’appeler Tink, quand il y a déjà un Tank? Pourquoi s’appeler Phéromone quand PERSONNE ne sait ce que ça veut dire ou n’est capable de le prononcer? Pourquoi des anagrammes bizarres? Pourquoi passer toutes les couleurs de l’arc-en-ciel: Orange Tango, RED, Blue Sponge, BleuBlancRouge? Ça fait longtemps que ça m’énerve, mais il paraît que je n’ai rien à dire depuis que Microsoft a lancé BING… Changeons de sujet.

Il reste 35 jours avant Noël… on garde le sourire!

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Médias sociaux et B2B… 5 trucs à retenir

Article publié le Vendredi, 13 novembre 2009

Je vous l’avais promis, j’ai assisté à la présentation de l’APCM ce matin qui touchait les médias sociaux et leur impact sur les entreprises B2B.  Force est de constater que malgré l’intérêt général du propos, les intervenants revenaient constamment sur des exemples B2C… Ça arrive souvent dans ce type de conférence et c’est un peu agaçant. Il faut inviter des panelistes qui ont les deux pieds dans le B2B, comme la très pertinente directrice de chez Deloitte, Katheline Jean-Pierre.  Autre paneliste très pertinent: Simon Hénault, président de POD Media, qui nous a rapellé à juste titre que toute stratégie de médias sociaux passe avant tout par une stratégie de contenu.

Alors en bref, si vous vous demander comment débuter votre stratégie web 2.0, voici ce que j’ai retenu :

1. Ayez tout d’abord le désir d’aider vos clients pour développer un contenu utile et pertinent. Malgré le fait que le monitoring soit incontournable (on veut pouvoir voir venir les crises et se positionner pour les désamorcer), l’objectif est d’abord de DONNER, pas de se PROTÉGER.

2. Commencer petit.  N’attendez pas que toutes les planètes soient alignées, d’avoir le plus beau site web au monde, d’obtenir un budget illimité ou d’avoir une équipe de vingt geeks travaillant pour vous jour et nuit.  Commencez d’abord par apprendre à marcher.  Observez, soyez à l’écoute et faites de petits pas.

3. Cherchez sur le web les gens qui ont la même passion que vous.  Votre entreprise n’oeuvre pas en vase clos.  Participez aux communautés existantes: les ordres professionnels, les associations, les publications qui touchent votre domaine, les facultés universitaires pertinentes, etc.

4. Mesurez le chemin parcouru au fur et à mesure à l’aide d’outils gratuits comme Google Alerts ou Tweetbeep.

5. Persistez, persistez, persistez.  Les résultats ne viennent pas automatiquement, ni rapidement.  Ils vont augmenter au même rythme que votre courbe d’apprentissage.

Cette conférence m’a permis de revoir un petit vidéo extraordinaire sur la révolution 2.0 Je vous le repasse pour ceux qui ne l’aurait jamais vu. Très inspirant.

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Vos bannières sont-elles vues ?

Article publié le Jeudi, 12 novembre 2009

Tous les apprentis marketeurs, les clients, mon garagiste et peut-être même Laïka, notre chien-mascotte, connaissent deux ou trois règles de base en publicité. Comme le fait qu’une page de droite a plus de valeur qu’une page de gauche dans un journal. Ce type de règle est donc passé dans l’usage. On ne remet pas ça en question parce que ce n’est pas une question de marketing, c’est un fait qui a  été étudié, analysé et observé: on tourne les pages de la droite, on lit de gauche à droite, on s’attarde davantage aux pages de droite, voilà, c’est comme ça.

eyetracking, bannières et comportement sur le web

eyetracking, bannières et comportement sur le web

Mais qu’en est-il sur le web? Quelle est la valeur de vos bannières, de vos pubs? Après presque 15 ans d’évolution, on doit bien avoir appris quelque chose, non? Est-ce que tout change vraiment si vite au point où les règles se réécrivent sans cesse?  Un hyperlien circulait sur Twitter ce matin faisant référence à une étude de Ipsos Media CT publiée mardi dernier par le Journal du Net en France. Les résultats sont captivants car ils nous donnent des indications claires sur l’efficacité de différents placements publicitaires sur le net.

Premier constat: Le score de visibilité d’une publicité est de 62 % en moyenne. Trois internautes sur cinq voient donc les publicités.

Deuxième constat: La publicité intégrée au contenu (300×250 pixels) est davantage vue que la mégabannière (728×90 pixels) insérée au-dessus du contenu de la page (+6%). Le premier format est aussi vu plus rapidement, après seulement 6.5 secondes contre 14 secondes.

Troisième constat: Si la répétition des affichages augmente la capacité des bannières à être vues, on notera que la première apparition de la publicité est la plus regardée. En effet son score de visibilité, ou encore la durée du regard porté sur la publicité, est supérieur de 10 % à celui de l’apparition suivante.
Je vous invite donc à consulter cette étude des plus intéressantes. Vous y trouverez également des hyperliens vers des infos complémentaires sur le eyetracking et le marketing comportemental, des disciplines de plus en plus incontournables pour les e-marketers en herbes!

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Cheapo Marketing : 50 trucs à essayer

Article publié le Jeudi, 5 novembre 2009

Vous demandez-vous ce qu’est le «Cheapo Marketing»?  Ne vous cassez pas la tête, c’est moi qui vient de renommer le Guerilla Marketing de cette façon pour vous attirer sur mon blogue!!! On parle donc de tactiques de terrain qui ne coûtent rien… ou presque. Rafraîchissant, n’est pas?

Marketing pour les cassés

Marketing pour les cassés

En faisant le screening des bloggeurs que je suis de manière régulière, je suis tombée sur un e-book super intéressant qui résume 50 trucs de guerrilla, dont quelques-uns sont particulièrement funky.  Ça peut intéresser tous les travailleurs autonomes, les entrepreneurs, les OBNL et mêmes les entreprises dont les budgets ont été coupés (c’est bon de retourner à la base, from time to time).  Je ne l’ai donc pas écrit ce livre. On doit ça à mon ami de BootStrappingBlog, mais je vous résume ses 5 meilleures idées, vous irez télécharger le guide complet sur son site… (message du 1er décembre 2009: le blogue est maintenant offline, désolée!)

1. Utiliser 54 timbres de 1 sou sur vos envois postaux (j’ajouterais de faire ça quand vos envoi sont ciblés, sinon armez-vous de patience!!! Et un sous, c’est peut-être exagéré… Disons que de manière générale, un nombre important de timbres attire l’attention.)

2. Au lieu d’imprimer des dépliants traditionnels, produisez un feuillet des 10 raisons de choisir votre entreprise. C’est plus convaincant…

3. Passez un après-midi chez Indigo et insérez votre carte d’affaires à l’intérieur de livres/magazines qui traitent de votre champ d’expertise.

4. Faites faire une étampe avec une phrase drôle et votre site web… et ensuite, étampez-moi ça partout!

5. Écrivez un e-book et rendez-le téléchargeable sur votre site web (j’aime bien ça quand l’auteur lui-même utilise ses propres trucs!)

Ce petit livre m’a redonné le goût de réfléchir outside the box. C’est vrai qu’on peut faire beaucoup de choses avec un peu d’imagination. D’ailleurs, toute l’équipe de Bang est en train de préparer une carte de Noël assez spéciale qui ne devrait pas nous coûter un sou (mis à part beaucoup de temps et d’énergie!!!)  Je vous donne un indice, ça implique Johanne Blouin. Maintenant que vous avez très peur, allez sur la page Facebook de BANG pour suivre les coulisses du making of de cette oeuvre d’art. On l’update au fur et à mesure. Le décompte est amorcé!

Marketing

Tout le monde en parle… mais qui agit?

Article publié le Lundi, 2 novembre 2009

J’ai fais mon coming out sur Facebook il y a tout juste 8 minutes.  Non, je ne suis pas allée voter.

Mairie de Montréal

Mairie de Montréal

Ce n’est pas la première fois. Je me souviens une élection provinciale, coincée dans le trafic, dans le temps où j’étais encore une paumée du 450…  Cette fois-là, j’avais menti (oui, oui), j’avais bien voté pour le changement (oui, oui), on avait presque gagné (oups)…

Mais hier, mon choix était fait, je resterais à la maison à écouter BabyTV avec mon fils. Une genre de grève. Pas capable de voter Union Montréal (trop, c’est trop), mais pas capable de voter pour les deux autres non plus (je crois que le maire de Montréal doit être bilingue et je ne crois surtout pas aux ovnis).

On avait pourtant prédit un taux de participation record.  La coupe était pleine… Les médias ne nous avaient pas lâché. On a twitté en masse, regardé des tonnes de vidéos (on ne se lasse pas d’entendre Louise Harel parler anglais), fait des recherche (Richard Bergeron a-t-il vraiment écrit un livre sur le Big Foot?), navigué, échangé, écrit sur des blogues, envoyé des courriels.  Mais on a pas voté. À peine 38%…

Ça revient à dire une chose: notre nouvelle vie hyperconnectée, le web, les médias sociaux… c’est bien beau tout ça, mais ça ne change pas le fond des choses.  Ça ne prend pas les gens par la main pour les amener voter.

Si on fait un parallèle (un peu boiteux tout de même…) entre la campagne électorale et une campagne marketing ça devient intéressant.  On peut s’amuser avec des campagnes virales super bien faites sur You Tube sans jamais acheter le produit qui est en dessous.  On peut rire d’une pub sans pouvoir attribuer l’annonceur correctement. On peut être une fan Facebook de la Fondation One Drop sans jamais avoir donné une cenne (oups, je suis démasquée!)

L’humain est à la fois un spectateur et un gérant d’estrade. Ça tombe bien car le web et le 2.0, la pub, l’affichage, tout ça c’est du pur divertissement.  Pour que le consommateur se lève de son siège et participe vraiment au spectacle (qu’il achète), il faut le motiver en lui offrant quelque chose. Avec la campagne municipale, on vient d’apprendre que le goût de vomir… ce n’est pas suffisant. Ça prend une véritable offre.

On revient donc au fameux whatzinit4me… C’est drôle comme on n’invente rien.

Faire parler de soi c’est donc bien joli, mais il ne faut pas oublier le pourquoi du quoi. En marketing (it won’t come as a surprise) comme en politique (là, c’est moins drôle)…  ça s’appelle vendre.

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