Fur is Green.com: déjà plusieurs plaintes déposées à l’OLF
Tout juste revenue de mon voyage en Suisse, je suis envieuse des helvètes sous plusieurs aspects: routes impeccables, taux de chômage inexistant, propreté irréprochable, les Alpes, la fondue…
Cependant, rien n’est parfait. Même si on a l’impression de changer de pays dès qu’on change de canton, passant de la Suisse française à la Suisse alémanique à la Suisse italienne, on se demande pourquoi on aperçoit tout de même énormément d’affichage en anglais. Au Québec, on ne se pose pas la question: l’affichage publicitaire est en français. Les quelques exceptions qui concernent surtout les médias (Ex: CTV ou The Gazette) détonnent dans le paysage.
J’ai cependant eu la désagréable surprise de constater tout récemment une nouvelle tendance: l’utilisation d’une adresse web en anglais en format géant avec une toute petite mention en français en-dessous. Sur l’autoroute, ça frappe! Une campagne de sensibilisation du Conseil canadien de la fourrure roule présentement, notamment près du pont Champlain. On y voit l’adresse web www.furisgreen.com en grand format et, juste en-dessous, l’inscription «faites-vous une opinion éclairée» (j’y vais de mémoire, mais je crois que le wording est exact). C’est bizarre car le site web www.ecofourrure.com existe bel et bien… mais sous le domaine: http://www.furisgreen.com/ecofourrure.aspx. C’est des plus étrange. Encore plus étrange, le siège social du Conseil est à Montréal, sur la rue St-Alexandre. Et bien j’ai téléphoné pour en savoir plus, car c’est tout de même un choix pour le moins controversé. La réceptionniste m’a expliqué que c’était impossible techniquement d’avoir l’adresse www.ecofourrure.com, même si le Conseil possède le nom de domaine… On va lui laisser une chance, mais évidemment, il s’agit d’un choix marketing et non pas technique! J’attends toujours un retour d’appel de la personne en charge des coms…
Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me fatigue. On s’est battu pour avoir un environnement communicationnel en français et hop, petit tour de passe-passe et on transgresse les règles. En fait, selon l’Office québécois de la langue française, il est permis d’afficher en anglais ou dans une autre langue, un message politique, humanitaire, etc. Ce ne serait donc pas une question de trou dans la loi au niveau des adresses web (ce que je pensais initialement). Mais, semblerait-il que je ne so0it pas la seule à avoir vu la chose: plusieurs plaintes ont déjà été déposées à l’OQLF concernant cette campagne. Moi j’adore la pub, mais la pub en français !
Pour faire une plainte à l’OQLF, écrivez tout simplement à : plaintes@oqlf.gouv.qc.ca
Écofourrure.com était pourtant bien joli…



serieux, on sen contre crisse, on les fait assez chier avec la loi 101 de marde, ils vont surement pas en plus gaspiller de largent pour des domaines en francais, ya des limites a se faire fourrer par le gouvernement du quebec, loi 101 de MARDE
Ce qui m’avait plutôt sauté au visage, c’est la manoeuvre de « greenwashing » plutôt insolente. Tant qu’à moi, c’est n’importe quoi. J’en ai ma claque du vert fake.
La seule fourrure acceptable, c’est la recyclée. Ou un coat en vison qui aurait eu une coloration au henné suivit d’une teinture de chez Jean-Coutu. Si ça agit comme des cheveux, là, ça serait vert pour vrai.
Pour la langue, je suis d’accord. Et l’argument technologique, c’est (encore) n’importe quoi.
OLF OLF OLF… voyons-donc.
Grow up please.
Le Quebec a pris assez de recul, subit assez de pertes depuis 30-40 ans a cause de cette insécurité linguistique fabriquée qui nous a forcer à tenter de se hausser en pilant sur les droit des autres langues pour finalement servir seulement les intérêts d’une minorité intellectuelle.
Insulaires, isolés, ayant gaspiller notre héritage et nos avantages nous demeurons petits.
Eric P.
Laissons de côté les vulgarités, je vois que le sujet en exaspère plus d’un. Un point pour François par rapport au greenwashing, par contre. Excellente observation. Je ne suis pas une ayatollah de la langue, au contraire. J’utilise tout plein de termes anglais dans mes textes et j’adore parler anglais. Mais, je dois avoir gardé un petit fond sensible face à l’affichage, ça me fatigue parce que c’est le visage français visible du Québec. Je consens malgré tout au fait que c’est un vieux débat, c’est presque politically incorrect!!!
Le Conseil canadien de la fourrure a, à mon humble avis, commis une bévue en mettant en branle cette campagne d’affichage à prédominance anglaise. Il me semble que la particularité linguistique du Québec va de soi et que tout annonceur dont les activités ne soient pas de nature exclusivement anglophone se doit de se franciser s’il souhaite se faire entendre auprès de la masse. Je doute que les visites en provenance du Québec seront nombreuses au http://www.furisgreen.com.