Anti-prédictions 2011: 5 choses qui n’arriveront pas cette année!
Nous sommes déjà le 7 janvier et vous avez probablement consulté toutes les boules de cristal des gourous de ce monde pour savoir ce que nous réserve la prochaine année… Même Bang Marketing y est allé de sa short-list! Mais puisque les prédictions, tout comme les résolutions, ne se réalisent que rarement, j’ai plutôt choisi d’y aller avec mes anti-prédictions du nouvel an! Alors, quote me on this, ces trucs ne se réaliseront pas en 2011:
1. La mort du SPAM
Malgré l’entrée en vigueur de la nouvelle loi anti-pourriel, je ne pense pas que nous verrons la mort du SPAM en 2011. Il faudra attendre de voir avec quelle force celle-ci sera mise en application. Si vous n’êtes pas au parfum des détails concernant cette initiative, voici un résumé, gracieuseté de Canoë:
Appelée « loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil (LEPI) », elle forcera les entreprises qui utilisent Internet pour faire leur marketing à s’assurer du consentement des destinataires de leurs courriels de publicité.
Les compagnies devront demander de façon claire aux consommateurs dont ils collectent les informations s’ils désirent recevoir, à l’avenir, des courriels concernant leurs produits. Tous les messages envoyés par la suite devront contenir un passage expliquant aux destinataires la façon de se désabonner de la liste d’envoi.
Contrairement au télémarketing, ce ne sont pas les grandes entreprises crédibles qui innondent nos boîtes de courriel, mais bien souvent des organisations de l’étranger. Nous avons beau les dénoncer (quand on peut les identifier!), mais qui va les poursuivre? Le gouvernement? Bien souvent, j’hésite à signifier ma volonté de désabonnement, car il s’agit de la meilleure manière de confirmer la validité de mon adresse courriel… Pour les spammeurs, c’est de l’or en barre. On verra bien pour la suite, mais en Australie, l’adoption du même type de législation a fait diminuer le spam… australien. Je ne crois pas que dans notre cas, le spam canadien soit la pire source de pollution par courriel.
2. L’adoption du marketing mobile par géolocalisation au Québec.
Ceux qui me suivent sur Facebook le savent, je teste l’application Foursquare depuis déjà quelques mois et mon expérience personnelle ne me permet pas de penser que ce type d’application va connaître son épiphanie chez-nous cette année. Très peu de commerces ont embarqué dans le train, les trucs laissés par les usagers sont rares et l’achalandage est faible. Je ne crois pas que la bataille est perdue car la pertinence et le potentiel sont là, mais pas encore de folie à prévoir en 2011…
3. La disparition des cartes de Noël préimprimées avec des paysages d’hiver
Puisque j’en ai encore reçu une trâlée cette année, je suis obligée de vous dire que l’espèce n’est pas encore en voie d’extinction.
4. L’enterrement de la bonne vieille pub télé de 30 secondes
C’est Alex Bernier, co-directeur de création chez Sid Lee qui dit ça… vous le lirez dans Cyberpresse. Mais elle risquent par contre d’être plus ordinaires.. Toujours selon ce monsieur: «Les budgets de production diminuent. Il y a sept ans, on investissait de 250 000$ à 300 000$ pour la production d’un message de 30 secondes. Aujourd’hui, de 150 000$ à 175 000$.» Pôôôôvres agences de pub! Fini les tournages dans le sud pour faire des pubs de bière sexy. Pas sûre que les honoraires diminuent par contre…
5. Le triomphe de la conversation
On entend que ce mot depuis des mois et tous les gourous du 2.0 le répètent sans cesse: let the conversation begin… Mais au risque d’être vraiment plate, il n’y aura pas de conversation universelle sur les médias sociaux en 2011 parce que ceux-ci vont devenir de plus en plus populaires… Difficile à suivre? C’est Chris Brogan qui m’a ouvert les yeux avec un des billets les plus interpellant de l’année. Je vous en livre un extrait:
Human Math
- If I talk to 100 people on twitter for 6 minutes each, that’s 10 hours.
- If I respond personally to 120 of the 600 or so emails and contacts I get a day, that’s 2 hours.
- If I call 10 people for six minutes each to “catch up,” that’s another hour.
100 small Twitter conversations.
120 emails.
10 phone calls.13 hours.
That’s not work. That’s not necessarily business (though touch and networking aids business). That’s just contact.
13 hours a day on just that.
And that’s just 100 or so people. That’s not the 146,000 Twitter followers, the 58,000 RSS subscribers, the 11,000 LinkedIn connections, the 4550 Facebook friends, that I have right now.
That’s 100 or so people.
Is a Social Crash Coming?
Je ne sais pas si un crash social s’en vient, mais ce que je suppose, c’est qu’il y aura de moins en moins de conversations à mesure que les médias sociaux gagneront en popularité. C’est de la mathématique. Plus vous avez de contacts, plus vous diffusez de contenu, moins vous conversez. Il faut avoir une relation pour faire la conversation et on ne peut entretenir des relations avec des milliers de personnes à la fois. On peut par contre avoir une présence forte et c’est probablement celle-ci qu’il faut polir pour avoir du succès dans la sphère sociale virtuelle… J’attends vos critiques et les tomates… Allez-y!
Aucune catégorie, Marketing, Médias sociaux, Publicité, Stratégie marketing, Web



Pt #5; même principe que les announces télé. Trop général et le message est perdu parceque les gens sont bombardé d’info. Donc le besoin pour le marketing plus niche et ciblé.
Vraiment intéressant le point 5, ça ressemble un peu à une grande salle remplie d’individus qui parlent sans trop s’écouter…
Tout comme mes deux prédécesseurs, ton anti-prédiction #5 est celle qui me frappe le plus. Dans le fonds, « it’s a numbers game ». C’est vrai que le même sort que celui des médias traditionnels guette les médias sociaux: fragmentation des publics, multiplication des offres, diminution de l’attention. Vrai. Et humainement, il est vrai que dans ce contexte, il sera difficile pour un individu de livrer la marchandise au chapitre de la conversation (même avec un ou des gestionnaires de communauté à temps plein).
Par contre, même dans ce contexte, je crois que les médias sociaux permettront aux entreprise de bâtir des relations durables avec leurs publics et/segments. La recette? Comme pour les médias tradtionnels: du contenu, du contenu et du contenu. Niché, unique, spécifique qui requiert un investissement important en ressources.
@Etienne
Oui, tu as entièrement raison et je réponds un peu à cela dans un nouveau billet que je publierai bientôt sur le blogue de Orénoque (Louis Durocher). À suivre!
Un article vraiment intéressant à lire… et qui permet de se poser de bonnes questions
Pour le point 5, on va voir petit à petit la limite des réseaux sociaux dans la diffusion générale et plus ou moins massive… Oui il faudra produire du contenu, segmenter sans doute mais il ne faudra pas perdre l’interaction nécessaire.
Sur le point N°5, effectivement, le social marketing est en pleine explosion.
Un joli marché en pleine croissance, par contre, je suis souvent surpris par la prolifération d’agences SMO ou expertes en community management qui comptent 3 followers sur Twitter et 9 fans sur leur page Facebook avec zéro interaction !
Cet état des lieux volontairement caricatural en dit long sur le professionnalisme de certaines agences !