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Le verdissement d’image, c’est OUT!

Article publié le Jeudi, 25 février 2010

«L’environnement est tellement à la mode, je prédis le retour de la Souris Verte.»

Tel était le statut de Patrick Dea hier sur Facebook, un illustrateur et contact de mon réseau. J’ai adoré, surtout que ça fait plusieurs semaines que je brûle d’envie de rédiger un billet sur le greenwashing ou moins communément appelé «verdissement d’image». Avant de débuter, un message à tous ceux qui cherchent la bibitte : Bang Marketing a effectivement un site dédié à son engagement environnemental (l’agence verte) et c’est vrai que nous faisons du compostage au bureau. Et toc pour ceux qui jugeraient que c’est de la frime; je vous invite plutôt à en faire autant.

Revenons au greenwashing. De quoi parle-t-on au juste? Selon les publicitaires éco-socio-innovants, le terme greenwashing est utilisé par les groupes de pression environnementaux pour désigner les efforts de communication des entreprises sur leurs avancées en termes de développement durable, avancées qui ne s’accompagnent pas de véritables actions pour l’environnement. À la notion de greenwashing est opposée celle de publicité éthique. Le terme greenwashing trouve son origine dans la contraction des mots green (vert) et brainwashing (lavage de cerveau).

Il s’agit d’un phénomène qui prend de l’ampleur et qui est souvent d’un manque de subtilité incroyable. Vous avez peut-être entendu récemment à la radio une campagne de Corbeil (le spécialiste) vantant son engagement environnemental à coup de promotion sur les électroménagers EnergyStar… Poussons égal, comme on dit.

Le greenwashing est partout. À tel point qu’on n’y porte plus attention, ce qui est bien dommage pour les entreprises sérieuses qui offrent vraiment des produits respectueux de l’environnement comme Cascades, par exemple.

Pour mieux comprendre le phénomène, il faut s’en remettre aux 7 péchés du verdissement d’image, tels que développés par la firme de marketing environnemental TerraChoice :

1. Le péché du compromis caché : les appareils électroniques dits à haute efficacité énergétique qui contiennent des matières dangereuses.

2. Péché d’absence de preuve : les shampoings se prétendant naturels mais qui ne détiennent pas de preuves vérifiables.

3. Péché d’imprécision : les produits se prétendant à 100 % naturels, alors que l’on sait que de nombreuses substances naturelles sont nocives, comme l’arsenic et le formaldéhyde.

4. Péché de non-pertinence : les produits se prétendant libres de CFC, bien que les CFC aient été interdits il y a 20 ans.

5. Péché d’affabulation : les produits prétendant, de façon mensongère, être agréés par un organisme environnemental international reconnu comme EcoLogo, EnergyStar ou Green Seal.

6. Péché du moindre de deux maux : les cigarettes faites de tabac biologique ou les VUS hybrides mais tout à fait inefficaces.

7. Péché d’adoration de la fausse étiquette : apposer un logo qui s’inspire fortement et/ou grossièrement de ceux émis par de véritables organismes de certification du développement durable.

On pourrait ajouter à cela le péché de manipulation, où l’on laisse croire qu’on pose un geste pour l’environnement alors qu’on cherche à sauver des coûts. Un bel exemple consiste à dire qu’on n’envoie plus de facture papier et que la facturation sera effectuée par courriel pour sauver des arbres. Mmm. Quand on y réfléchit bien, il est possible d’utiliser du papier 100 % recyclé de fibres post-consommation et donc de ne pas couper d’arbres pour facturer… De plus, la facturation en ligne permet à l’entreprise de sauver des millions en frais postaux. Qui est donc le grand gagnant : l’entreprise ou l’environnement?  Et si l’entreprise réinvestit l’argent économisé pour s’impliquer auprès d’organismes environnementaux, devient-elle green-clean?  L’important, c’est de s’intéresser aux détails. Prenons l’exemple de Fido. Lu sur le site web :

L’environnement vous préoccupe? Passez à la facturation en ligne. Avec la facturation en ligne, en plus de sauver des arbres, vous économiserez de l’argent. En 2009, grâce à nos clients qui ont souscrit au programme, nous avons économisé 3,62 tonnes de papier, soit 1,06 tonne de plus que l’année précédente. Si vous avez besoin d’une facture papier, il vous en coûtera 2 $ par mois. Les fonds recueillis sont versés à notre partenaire Evergreen, un organisme national de bienfaisance qui plante des arbres et crée des espaces publics plus sains dans les cours d’école et les municipalités depuis 1991.

Fido est la facture en ligne: geste écolo ou greenwashing?

Fido offre la facturation en ligne : geste écolo ou greenwashing?

OK. On comprend donc que les économies effectuées via la facturation en ligne iront… dans les poches de l’entreprise. Ce sont les irréductibles qui verront leur «taxe» à la facture papier de 2 $ alimenter une contribution environnementale… À qui profite le virage vert?

Cet exemple constitue cependant un bien petit péché si on le compare à la fausse représentation pure et dure que certaines entreprises n’hésitent pas à utiliser pour vendre plus vert. Il ne s’agit que d’une petite recherche de capital de sympathie… et une manière de faire accepter une diminution de service qui se traduit par une réduction de coûts pour l’entreprise (ce qui explique peut-être en partie pourquoi Fido est si abordable).

La grande question est pourtant la suivante : le greenwashing, ça payes-tu???

Tout le monde est pour la vertu, mais le consommateur écolo est encore une espèce rare. Les consos sont des verts de principes qui se promènent en VUS et qui ne payeront pas une cent de plus pour un téléphone fait de plastique recyclé. Et on les comprend. Le cynisme à l’égard de l’engagement vert des entreprises est justifié. La dernière étude de Terrachoice démontrait que sur 1 018 produits de consommation examinés de façon aléatoire, de la pâte dentifrice aux imprimantes, en passant par le calfeutrage et les shampoings,  99 % étaient coupables de greenwashing. À ce compte-là, on a le droit d’être sceptique!

Pour ma part, je ne crois pas que les entreprises gagnent au verdissement d’image à long terme. C’est un jeu dangereux qui peut affecter la valeur de la marque ou la crédibilité d’une entreprise. Ce qu’il faut plutôt viser est un certain leadership en matière d’éthique au sens large. Je vous reviens sur le sujet dans mon prochain billet. À demain!

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Marketing d’embuscade : on remet ça!

Article publié le Mardi, 2 février 2010

Pour ceux qui ont suivi mon récent post sur l’embuscade de Weatherproof via l’utilisation d’une photo d’Obama à NY, voici la suite de cette histoire, gracieuseté de mon conseiller Samuel qui suit le blogue de Quiet Glover.

Marketing embuscade

Et vlan!

La chaîne AMC a donc rejoué le coup à Weatherproof en parodiant à son tour l’affiche à scandale sur Time Square. Cette fois, on y voit le personnage principal de la série Breaking Bad, un professeur de chimie devenu dealer de méthamphétamine… Le slogan devient alors «You got no proof». Il faut lever notre chapeau : audace, humour, opportunisme. C’est fameux.

C’est l’entreprise Weatherproof qui doit se taper dans les mains. L’objectif de toute l’opération était au départ de faire parler d’elle. Juste au moment où toute cette histoire perdait du momentum, voilà qu’AMC lui redonne vie. On sait à quel point il est difficile de se démarquer et de briser l’indifférence du consommateur. Quand on a la chance, comme Weatherproof, de faire un doublé, il faut remercier les gens d’AMC. Pour moi, à ce prix-là, ça vaut la peine de jouer à l’arroseur arrosé!

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Qui a besoin d’un iPad?

Article publié le Vendredi, 29 janvier 2010

J’ai attendu quelques jours avant de réagir à la sortie du nouveau iPad de Apple, parce que j’étais un peu mystifiée. J’avais des attentes (comme tout le monde) et j’ai été déçue (comme certains). Sauf que je voulais mettre le doigt sur le pourquoi de ma déception. En fait, je pensais naïvement que le iPad, serait un «pad». Dans ma tête, un «pad», ça sert à prendre des notes. Je me voyais donc arriver chez un client, sortir mon iPad, mon stylet et prendre des notes en meeting tout en pouvant naviguer sur le web. Cerise sur le sundae, ces notes se seraient miraculeusement transformées en un document de type Word et se seraient classées dans un fichier-client en parfaite synchronicitée avec mon ordi, au bureau. Évidemment, je me suis réveillée et je pose maintenant la question qui tue : qui a besoin d’un iPad?

Le nouveau iPad

Ce bidule ne supporte pas Flash. Il ne peut remplacer mon laptop. C’est en fait un gros iPhone… sans le téléphone! Quelqu’un peut m’éclairer sur l’usage que je devrais faire de ce truc? On a dit, et je vous réfère à un excellent résumé paru ce matin sur le site web The Independent, que ce produit comble un vide entre le smartphone et le laptop. D’accord. C’est peut-être un vide technologique, mais est-ce un vide marketing? Y a-t-il un besoin à combler entre le téléphone et l’ordi? Dites-moi que mon Mac Air (que j’adore) va devenir touch et j’achète. Donnez-moi une tablette qui n’a pas de port USB, pas de caméra, qui peine à faire du multitâche et je suis confuse.

Quant à la marque… mmm. iPad. Une fois les farces plates sur les tampons hygiéniques bien rigolées, le nom n’est quand même pas le plus gros problème du produit qui est, selon moi, de ne répondre à aucun besoin du consommateur, mis à part de flasher durant quelques semaines.

Je me trompe peut-être, car certains analystes prédisent des ventes exceptionnelles, mais un produit dont l’utilité ne saute pas aux yeux reste un canard boiteux, surtout en période de morosité économique. Ferez-vous la file devant le Apple Store cet été?

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Le marketing d’embuscade, une bonne stratégie?

Article publié le Lundi, 18 janvier 2010

De manière ponctuelle, l’actualité nous ramène des exemples de stratégies marketing discutables. En ce moment, c’est le marketing d’embuscade dont tout le monde parle, notamment depuis le coup médiatique de l’entreprise américaine The Weatherproof Garment Company, début janvier. En effet, vous avez peut-être vu le panneau géant affiché sur Time Square dont l’image a été diffusée partout dans le monde. On y voyait le président Obama porter un manteau Weatherproof, photo prise lors de son plus récent voyage en Asie. Vous trouverez les détails de la controverse en suivant ce lien vers l’article du NY Times.

Affiche de Weatherproof sur Time Square

Affiche de Weatherproof sur Time Square

Plus près de nous, Infopresse rapportait justement ce matin une stratégie du même type, gracieuseté de la Banque Scotia qui, par le biais d’une récente campagne sème la confusion quant à son statut de commanditaire des Jeux Olympiques de Vancouver (Scotia n’est évidemment pas commanditaire alors que la Banque Royale est un sponsor principal).

Afin de clarifier le concept, j’emprunte cette définition d’Olivier Beddeleem, enseignant chercheur à l’Institut Supérieur Européen de Gestion :

«Le marketing d’embuscade est une stratégie de marketing, que les Anglo-Saxons appellent dans un sens positif l’ambush marketing, et que les Français perçoivent de manière négative comme le parasitisme. Elle consiste à se placer dans le sillage d’un autre afin de profiter de sa notoriété ou de ses efforts de marketing. »

Légalement, il y a un flou juridique autour du marketing d’embuscade. C’est donc un pari risqué d’y avoir recours, car le tout peut mener à une guerre d’avocats. Cependant, dans certains cas, le jeu peut en valoir la chandelle. Dans le cas de Weatherproof, qui a la réputation d’être opportuniste en matière de marketing, cette initiative est certainement excellente en raison de la couverture de presse mur à mur dont l’entreprise a bénéficié. La valeur de l’exposure est vraiment importante et, au final, on ne peut pas dire que la balance de l’opinion est négative. Au lieu de crier au scandale, la plupart des commentaires soulignaient l’audace de la manoeuvre.  De plus, Barack Obama est tellement médiatique, tellement marketing lui-même… tellement people, que ça passe. On ne reste pas sur l’impression d’une entreprise utilisant à son profit la crédibilité de « l’institution présidentielle » (même si c’est en fait cela), mais d’une compagnie qui innove!!! Mais ça en dit long sur la perception qu’ont les Américains d’Obama lui-même… Il fait un très beau mannequin en tout cas. À considérer comme 2e carrière…

Du côté de la Banque Scotia, c’est assez différent et pas mal plus flou. Le COVAN a demandé à la Banque Scotia de retirer un microsite qui fait la promotion d’un concours associé aux Jeux olympiques, probablement sur demande de la Banque Royale. Le hic, c’est que la campagne réfère davantage à la fierté nationale qu’aux Jeux olympiques. Certes, le timing est parfait, mais ce ne sera pas facile de prouver que c’est en fait du parasitisme. En fait, ce que je trouve déplorable dans ce cas, c’est l’absence d’imagination de cette campagne qui mise pour une énième fois sur une galerie de photos provenant du public, dans l’espoir de créer un effet viral via un concours… Plate. Plate. Plate. De plus, on retiendra de la couverture de presse, l’impression d’une entreprise qui tente de profiter de la situation par en-dessous, donc en ne respectant pas les règles. Dans le cadre des Jeux olympiques qui promeuvent le fair-play et surtout pour une institution financière qui se doit plus que jamais d’avoir une image irréprochable en ces temps de crise de confiance des marchés, je crois que le pari est perdu.

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Le contenu de votre site web : une arme pour vous… et pour vos concurrents!

Article publié le Mercredi, 9 décembre 2009

Je vous l’apprends peut-être, mais le contenu de votre site web est déterminant pour votre positionnement sur les moteurs de recherche. L’économie de mots est peut-être graphique ou marketing, mais certainement pas 100 % SEO-compatible! Pour scorer fort, il faut donner à Google ce qu’il cherche : du contenu! Mais attention, pas n’importe quel contenu, pas une avalanche de contenu, mais bien le contenu qui est pertinent à vos usagers. Je vous suggère en passant un petit livre très bien fait :

Content Strategy for the Web, par Kristina Halvorson, un must read!

Content Strategy for the Web, par Kristina Halvorson, un must read!

Mais revenons au sujet de ce post : le contenu peut également vous nuire… Quand vient le temps de développer du contenu web, beaucoup d’entreprises perdent de vue l’essentiel : un site web, c’est public! Par public, je veux dire ouvert, disponible, accessible… et pas seulement à vos clients potentiels. Vos concurrents (du moins les plus intelligents d’entre eux), exercent une veille stratégique qui inclut une surveillance continue de la compétition. Ils vous regardent, vous épient… et vous copient! Alors, comment générer du contenu intéressant, mais inoffensif?

Quoi dire? Voici quelques idées :

1. Expliquez comment votre offre est en mesure de satisfaire les besoins des clients. Inutile de vous épencher sur les caractéristiques de vos produits et services s’ils ne sont pas en lien avec des besoins à combler auxquels il est facile de s’identifier.

2. Utilisez des témoignages, des études de cas, des preuves de réussite. Démontrez des résultats.

3. Affichez votre culture d’entreprise. On doit sentir un côté humain derrière les pixels.

4. Établissez clairement votre promesse. Arrêtez de décrire, promettez.

5. Créez du contenu qui n’est pas directement lié à la vente de vos services ou de votre produit. Démontrez votre expertise en commentant l’actualité de votre secteur, en donnant des conseils, en livrant vos opinions.

Quoi ne pas dire? Encore quelques exemples:

1. Il est risqué d’afficher votre offre de services complète dans ses moindres détails, y compris votre méthodologie, vos outils de travail, les stratégies utilisées, etc. Il s’agit de la meilleure manière de documenter la concurrence et de lui donner l’occasion de bâtir un argumentaire pour vous contrer. De plus, trop de détails ennuient. Pour les entreprises en fabrication et en technologie, la logique est la même. Il faut rester très prudent avec l’information véhiculée sur Internet. Avec tout ce qui est disponible, il y a de quoi faire des études de marché à très faible coût! Pensez plutôt à en tirer profit.

2. Ne donnez pas de renseignement sur vos tarifs, votre liste de prix ou vos forfaits, à moins d’avoir un site de vente en ligne. Laissez aux clients potentiels une raison de vous contacter.

3. Réfléchissez à deux fois avant d’afficher votre équipe de travail sur le web. Photos, noms, postes, courriel… c’est vraiment la meilleure manière de vous faire voler des employés. Il n’est pas facile de trouver la perle rare et le fait de promouvoir vos talents à travers votre site web constitue une invitation pour les chasseurs de tête et les concurrents. Cela permet également à vos employés de développer un branding personnel qui pourrait vous servir… ou vous nuire. À vous de juger!

4. Ne parlez pas en mal de vos concurrents et gardez-vous de faire des comparaisons directes. C’est un jeu dangereux dont vous pourriez être la victime un jour. En plus, les écrits restent et sont archivés! Ouch! Ça pourrait vous suivre longtemps.

5. Ne parlez pas seulement de vous! J’y reviens souvent, mais on n’est plus à l’ère du site Internet de style organigramme d’entreprise…  Mais il faut répéter, répéter, répéter…

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In et out 2010 : mes prédictions

Article publié le Jeudi, 19 novembre 2009

Lu sur un site web (je garde la source secrète) :

If you’re reading this at a coffee shop while wearing cowboy boots, feeling confident because you just had breast implants, you’re “out.” That’s according to Pierce Mattie Public Relations, whose staff compiled a “What’s Hot, What’s Not” list for 2010. Other things on their “out” list are eyelash extensions, facelifts, crafty necklaces, acrylic nails, cocktails, birth control pills, the entire city of Paris, ballroom weddings, yoga and “humans.”

Vous vous dites sûrement, à cet instant précis «QUOI?». Peu importe, tout le monde a le droit de faire sa liste des in et des out en 2010. Voici la mienne (un peu en avance) très pêle-mêle, pas trop sérieuse, à commenter, à critiquer ou à applaudir, vous avez le choix!

crystal-ball

IN #1 : Les médias sociaux

Loin d’être une passade, les médias sociaux deviennent «mainstream». En 2010, on devrait passer moins de temps à expliquer ce qu’est Twitter et plus de temps à réfléchir sur la meilleure manière de tirer profit du marketing conversationnel.

IN #2 : Le contenu

Que ceux qui n’ont rien à dire se taisent! Après avoir mis beaucoup d’énergie à synthétiser l’essence de leur marque dans une signature ou un slogan de deux ou trois mots, les entreprises recommencent à parler. Les clients remettent en question les affirmations gratuites du genre «on est les meilleurs». Ils veulent de vraies réponses et surtout, de l’information pertinente.

IN #3 : La gratuité

Il faut lire le livre de Chris Anderson : «Free, the Future of a Radical Price» pour comprendre toute la portée du concept de gratuité en marketing. Encore plus «hot» en 2010. Et très lié avec mon #2.

IN #4 : Le «sign-in» universel

Je tombe un peu hors sujet, mais c’est ma montée de lait : on n’en peut plus de s’enregistrer sur une multiplicité de sites web où l’on doit rentrer un nouveau mot de passe et un nom d’usager chaque fois! En ce sens, l’enregistrement via des sites sociaux comme Facebook pour accéder à diverses applications devrait devenir de plus en plus populaire. J’ai fait l’essai pour utiliser le wi-fi gratuit chez Second Cup. Facile, facile.

IN #5 : Le branding personnel

Blogues, avatars, pages personnelles, position dans les engins de recherche, réputation en ligne, adresse de courriel, profil, commentaires et posts dans les médias sociaux… Votre marque personnelle est plus «in» que jamais.  Elle vous suit partout et ne s’efface qu’au prix de grands efforts. Soignez-la, entretenez-la, moussez-la. Pour plusieurs (employeurs, médias, etc.), cette image est la représentation la plus réelle de votre petit vous…

OUT #1 : La télé

Ça fait des années qu’on répète qu’il n’y a plus rien d’intéressant à la télé, mis à part quelques chaînes spécialisées. Que du nivellement par le bas. Avec le Apple HDTV pour les films, le hockey sur Internet et les nouvelles à la radio dans l’auto, pourquoi a-t-on besoin d’une télévision déjà? Virginie? Mauvaise réponse.

OUT #2 : Les tentatives poches de marketing 2.0

Pour faire une bonne campagne de marketing 2.0, il faut être authentique, drôle, spontané… Pas facile! Les campagnes poches sont donc légions, mais si elles faisaient rire d’elles en 2009, elles risquent de passer complètement dans le beurre en 2010: Intérêt zéro. Qui se rappelle de la web télé des cosmétiques Marcelle? Ouch. Ou le Flash Mob raté de Bud Light Lime? Re-ouch. Finalement, il faut peut-être mieux se faire oublier.

OUT #3 : Les dépliants

Il me semble que juste le nom sonne tellement 1986. On peut aussi laisser faire les pochette avec des feuillets en échelons!!!

OUT #4 : Les lipdubs

Tout le monde en a fait un. On en a vu cent. Même TVA Publications en fait un (ayoye). 2010 sera l’ère de l’anti-lipdub!

OUT #5 : Les noms d’agence de pub qui sonnent comme un vieux prénom quétaine

Alfred, Buck, Bob, Arthur et Merlin, Brad, Harry. C’est assez, on a bien ri, mais là, on est pu capable!!!!! Pourquoi est-ce si difficile de trouver un nom d’agence? Pourquoi s’appeler Tink, quand il y a déjà un Tank? Pourquoi s’appeler Phéromone quand PERSONNE ne sait ce que ça veut dire ou n’est capable de le prononcer? Pourquoi des anagrammes bizarres? Pourquoi passer toutes les couleurs de l’arc-en-ciel: Orange Tango, RED, Blue Sponge, BleuBlancRouge? Ça fait longtemps que ça m’énerve, mais il paraît que je n’ai rien à dire depuis que Microsoft a lancé BING… Changeons de sujet.

Il reste 35 jours avant Noël… on garde le sourire!

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Cheapo Marketing : 50 trucs à essayer

Article publié le Jeudi, 5 novembre 2009

Vous demandez-vous ce qu’est le «Cheapo Marketing»?  Ne vous cassez pas la tête, c’est moi qui vient de renommer le Guerilla Marketing de cette façon pour vous attirer sur mon blogue!!! On parle donc de tactiques de terrain qui ne coûtent rien… ou presque. Rafraîchissant, n’est pas?

Marketing pour les cassés

Marketing pour les cassés

En faisant le screening des bloggeurs que je suis de manière régulière, je suis tombée sur un e-book super intéressant qui résume 50 trucs de guerrilla, dont quelques-uns sont particulièrement funky.  Ça peut intéresser tous les travailleurs autonomes, les entrepreneurs, les OBNL et mêmes les entreprises dont les budgets ont été coupés (c’est bon de retourner à la base, from time to time).  Je ne l’ai donc pas écrit ce livre. On doit ça à mon ami de BootStrappingBlog, mais je vous résume ses 5 meilleures idées, vous irez télécharger le guide complet sur son site… (message du 1er décembre 2009: le blogue est maintenant offline, désolée!)

1. Utiliser 54 timbres de 1 sou sur vos envois postaux (j’ajouterais de faire ça quand vos envoi sont ciblés, sinon armez-vous de patience!!! Et un sous, c’est peut-être exagéré… Disons que de manière générale, un nombre important de timbres attire l’attention.)

2. Au lieu d’imprimer des dépliants traditionnels, produisez un feuillet des 10 raisons de choisir votre entreprise. C’est plus convaincant…

3. Passez un après-midi chez Indigo et insérez votre carte d’affaires à l’intérieur de livres/magazines qui traitent de votre champ d’expertise.

4. Faites faire une étampe avec une phrase drôle et votre site web… et ensuite, étampez-moi ça partout!

5. Écrivez un e-book et rendez-le téléchargeable sur votre site web (j’aime bien ça quand l’auteur lui-même utilise ses propres trucs!)

Ce petit livre m’a redonné le goût de réfléchir outside the box. C’est vrai qu’on peut faire beaucoup de choses avec un peu d’imagination. D’ailleurs, toute l’équipe de Bang est en train de préparer une carte de Noël assez spéciale qui ne devrait pas nous coûter un sou (mis à part beaucoup de temps et d’énergie!!!)  Je vous donne un indice, ça implique Johanne Blouin. Maintenant que vous avez très peur, allez sur la page Facebook de BANG pour suivre les coulisses du making of de cette oeuvre d’art. On l’update au fur et à mesure. Le décompte est amorcé!

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Tout le monde en parle… mais qui agit?

Article publié le Lundi, 2 novembre 2009

J’ai fais mon coming out sur Facebook il y a tout juste 8 minutes.  Non, je ne suis pas allée voter.

Mairie de Montréal

Mairie de Montréal

Ce n’est pas la première fois. Je me souviens une élection provinciale, coincée dans le trafic, dans le temps où j’étais encore une paumée du 450…  Cette fois-là, j’avais menti (oui, oui), j’avais bien voté pour le changement (oui, oui), on avait presque gagné (oups)…

Mais hier, mon choix était fait, je resterais à la maison à écouter BabyTV avec mon fils. Une genre de grève. Pas capable de voter Union Montréal (trop, c’est trop), mais pas capable de voter pour les deux autres non plus (je crois que le maire de Montréal doit être bilingue et je ne crois surtout pas aux ovnis).

On avait pourtant prédit un taux de participation record.  La coupe était pleine… Les médias ne nous avaient pas lâché. On a twitté en masse, regardé des tonnes de vidéos (on ne se lasse pas d’entendre Louise Harel parler anglais), fait des recherche (Richard Bergeron a-t-il vraiment écrit un livre sur le Big Foot?), navigué, échangé, écrit sur des blogues, envoyé des courriels.  Mais on a pas voté. À peine 38%…

Ça revient à dire une chose: notre nouvelle vie hyperconnectée, le web, les médias sociaux… c’est bien beau tout ça, mais ça ne change pas le fond des choses.  Ça ne prend pas les gens par la main pour les amener voter.

Si on fait un parallèle (un peu boiteux tout de même…) entre la campagne électorale et une campagne marketing ça devient intéressant.  On peut s’amuser avec des campagnes virales super bien faites sur You Tube sans jamais acheter le produit qui est en dessous.  On peut rire d’une pub sans pouvoir attribuer l’annonceur correctement. On peut être une fan Facebook de la Fondation One Drop sans jamais avoir donné une cenne (oups, je suis démasquée!)

L’humain est à la fois un spectateur et un gérant d’estrade. Ça tombe bien car le web et le 2.0, la pub, l’affichage, tout ça c’est du pur divertissement.  Pour que le consommateur se lève de son siège et participe vraiment au spectacle (qu’il achète), il faut le motiver en lui offrant quelque chose. Avec la campagne municipale, on vient d’apprendre que le goût de vomir… ce n’est pas suffisant. Ça prend une véritable offre.

On revient donc au fameux whatzinit4me… C’est drôle comme on n’invente rien.

Faire parler de soi c’est donc bien joli, mais il ne faut pas oublier le pourquoi du quoi. En marketing (it won’t come as a surprise) comme en politique (là, c’est moins drôle)…  ça s’appelle vendre.

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Marketing B2B à succès: l’importance de la répétition

Article publié le Mardi, 7 juillet 2009

À l’heure où j’écris ce post, il fait sombre et gris malgré le fait que mon horloge affiche à peine 13:22.  Il pleut, il fait froid et vous me direz que c’est une situation qui se répète depuis le début de l’été. Rien de nouveau.  Pourtant, la météorologue de TVA était catégorique hier soir aux informations: il n’y a pas eu davantage de précipitations cette année que par les années passées. En fait, presque toute la pluie de juin est tombée durant la dernière semaine et ça se poursuit…  Côté météo, les Québécois ont donc la mémoire courte… Exactement comme les consommateurs.

Quand vient le temps d’orchestrer nos campagnes de marketing B2B, trop peu d’attention est portée sur la répétition. On prévoit un envoi email ou un seul envoi de marketing direct et on s’attend à obtenir des résultats. On place une ou deux annonces dans des publications spécialisées et on s’étonne que le téléphone ne sonne pas!

5 bonnes raisons de répéter:

  1. La constance favorise la familiarité qui génère la confiance et qui engendre la crédibilité.
  2. Le moment où votre cible reçoit votre message est peut-être mal choisi: une mauvaise journée, trop de travail, pas de budget…
  3. Vos prospects n’ont peut-être pas encore pris leur décision, mais devront choisir un fournisseur plus tard.
  4. Le timing n’est pas toujours synchro: un «non» aujourd’hui est peut-être un «oui» demain.
  5. Pour une foule d’autres raisons, vos clients potentiels passeront peut-être «à côté» de votre première offensive.

Planifiez vos campagnes sur une période de 6 à 12 mois et si votre budget est restreint, concentrez vos efforts. Par exemple, une infolettre tous les mois, une carte postale chaque trimestre, de plus petites annonces à chaque publication, un rappel par téléphone…

Souvenez-vous que vos outils de communication seront toujours plus importants pour vous que pour vos clients potentiels. Ceux-ci ont d’autres chats à fouetter dans leur vie professionnelle et personnelle. Ils ne les remarqueront pas, les perdront ou les détruiront volontairement avant de décider de passer à l’action.  Sans répétition, les chances qu’ils choisissent vos produits et services sont minces.  Vous voulez vendre? RÉPÉTEZ!

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