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Archives pour la catégorie ‘Marketing’

3 enjeux à surveiller… en direct du blogue de Louis Durocher!

Article publié le Jeudi, 3 février 2011

Je reprends ici un billet qui a été publié sur le blogue de Louis Durocher (Orénoque interactif) ce matin. Il me demandait de partager avec ses lecteurs de ma vision des enjeux marketing sur le web en 2011.

Cher Louis,

Merci de cette belle opportunité de partager avec tes lecteurs ma vision des enjeux à surveiller sur le web en 2011.

Je ne te surprendrai certainement pas, mais je crois que les changements assez brusques que nous avons connus depuis les trois dernières années avec l’arrivée des médias sociaux et les modifications à la «science» de la recherche sur Google, nous obligent à considérer la formation continue comme étant l’enjeu le plus important de l’heure pour les professionnels du marketing web.

L’adoption massive du mode de communication 2.0, l’omniprésence de la mobilité ou la montée des résultats de recherche en temps réel ne sont que quelques phénomènes qui, quoi que récents, nous semblent déjà ancrés depuis des lunes… Malgré tout, comme «pro» du marketing, nous avons beaucoup de difficulté à profiter de ces tendances dans nos stratégies et nos offensives, car nous manquons encore de connaissances, mais surtout de maîtrise. Celle-ci vient avec l’expérimentation… et n’est jamais totalement acquise.  Un peu comme la réforme scolaire préconise un apprentissage par projet, il en va de même avec le marketing web.  Beaucoup de nouveautés et une théorie en constante mouvance ne nous permettent pas de nous reposer sur des notions statiques et universelles pour faire notre travail. Un diplôme de l’Académie Google datant de 2003 ne vaudrait pas le prix du papier sur lequel il serait imprimé, n’est-ce pas Louis?

Cela m’amène à mon deuxième enjeu : le contenu. Je sais que je te fais plaisir, mais ce n’est pas uniquement pour te flatter! Je crois qu’avec ce besoin de formation vient la nécessité de s’informer. Plus que jamais les internautes cherchent du contenu de qualité et les entreprises autant que les consultants profitent d’une occasion en or pour répondre à ce besoin et gagner la confiance de clients potentiels… et un meilleur positionnement dans les résultats de recherche.  Je crois que le contenu sera vraiment roi en 2011. Nous disposons maintenant de canaux de distribution… à nous de profiter de ceux-ci en publiant massivement des pièces de contenu de haute qualité!

Finalement, je termine avec un dernier enjeu de taille : l’attention.  Avec une multiplication exponentielle des contenus sur le web, les entreprises et les individus qui font la promotion de leur marque personnelle devront trouver de nouvelles manières de sortir du lot et de capter l’attention de l’auditoire.  Des bloggeurs invités… bien vu, mon cher!

Originalité, pertinence, constance sont des éléments à épingler sur votre babillard si vous produisez du contenu afin d’éviter de faire tout ce beau travail pour rien! Je prends des notes  à ma propre intention…  Merci Louis, c’est presque une thérapie, cette invitation!

Bonne année 2011!

Stéphanie

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Anti-prédictions 2011: 5 choses qui n’arriveront pas cette année!

Article publié le Vendredi, 7 janvier 2011

Nous sommes déjà le 7 janvier et vous avez probablement consulté toutes les boules de cristal des gourous de ce monde pour savoir ce que nous réserve la prochaine année… Même Bang Marketing y est allé de sa short-list! Mais puisque les prédictions, tout comme les résolutions, ne se réalisent que rarement, j’ai plutôt choisi d’y aller avec mes anti-prédictions du nouvel an!  Alors, quote me on this, ces trucs ne se réaliseront pas en 2011:

Mes anti-prédictions pour 2011

Mes anti-prédictions pour 2011

1. La mort du SPAM
Malgré l’entrée en vigueur de la nouvelle loi anti-pourriel, je ne pense pas que nous verrons la mort du SPAM en 2011. Il faudra attendre de voir avec quelle force celle-ci sera mise en application.  Si vous n’êtes pas au parfum des détails concernant cette initiative, voici un résumé, gracieuseté de Canoë:

Appelée « loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil (LEPI) », elle forcera les entreprises qui utilisent Internet pour faire leur marketing à s’assurer du consentement des destinataires de leurs courriels de publicité.

Les compagnies devront demander de façon claire aux consommateurs dont ils collectent les informations s’ils désirent recevoir, à l’avenir, des courriels concernant leurs produits. Tous les messages envoyés par la suite devront contenir un passage expliquant aux destinataires la façon de se désabonner de la liste d’envoi.

Contrairement au télémarketing, ce ne sont pas les grandes entreprises crédibles qui innondent nos boîtes de courriel, mais bien souvent des organisations de l’étranger. Nous avons beau les dénoncer (quand on peut les identifier!), mais qui va les poursuivre? Le gouvernement? Bien souvent, j’hésite à signifier ma volonté de désabonnement, car il s’agit de la meilleure manière de confirmer la validité de mon adresse courriel… Pour les spammeurs, c’est de l’or en barre.  On verra bien pour la suite, mais en Australie, l’adoption du même type de législation a fait diminuer le spam… australien. Je ne crois pas que dans notre cas, le spam canadien soit la pire source de pollution par courriel.

2. L’adoption du marketing mobile par géolocalisation au Québec.
Ceux qui me suivent sur Facebook le savent, je teste l’application Foursquare depuis déjà quelques mois et mon expérience personnelle ne me permet pas de penser que ce type d’application va connaître son épiphanie chez-nous cette année.  Très peu de commerces ont embarqué dans le train, les trucs laissés par les usagers sont rares et l’achalandage est faible.  Je ne crois pas que la bataille est perdue car la pertinence et le potentiel sont là, mais pas encore de folie à prévoir en 2011…

3. La disparition des cartes de Noël préimprimées avec des paysages d’hiver
Puisque j’en ai encore reçu une trâlée cette année, je suis obligée de vous dire que l’espèce n’est pas encore en voie d’extinction.

4. L’enterrement de la bonne vieille pub télé de 30 secondes
C’est Alex Bernier, co-directeur de création chez Sid Lee qui dit ça… vous le lirez dans Cyberpresse. Mais elle risquent par contre d’être plus ordinaires.. Toujours selon ce monsieur: «Les budgets de production diminuent. Il y a sept ans, on investissait de 250 000$ à 300 000$ pour la production d’un message de 30 secondes. Aujourd’hui, de 150 000$ à 175 000$.» Pôôôôvres agences de pub! Fini les tournages dans le sud pour faire des pubs de bière sexy. Pas sûre que les honoraires diminuent par contre…  ;-)

5. Le triomphe de la conversation
On entend que ce mot depuis des mois et tous les gourous du 2.0 le répètent sans cesse: let the conversation begin… Mais au risque d’être vraiment plate, il n’y aura pas de conversation universelle sur les médias sociaux en 2011 parce que ceux-ci vont devenir de plus en plus populaires… Difficile à suivre? C’est Chris Brogan qui m’a ouvert les yeux avec un des billets les plus interpellant de l’année. Je vous en livre un extrait:

Human Math

  • If I talk to 100 people on twitter for 6 minutes each, that’s 10 hours.
  • If I respond personally to 120 of the 600 or so emails and contacts I get a day, that’s 2 hours.
  • If I call 10 people for six minutes each to “catch up,” that’s another hour.

100 small Twitter conversations.
120 emails.
10 phone calls.

13 hours.

That’s not work. That’s not necessarily business (though touch and networking aids business). That’s just contact.

13 hours a day on just that.

And that’s just 100 or so people. That’s not the 146,000 Twitter followers, the 58,000 RSS subscribers, the 11,000 LinkedIn connections, the 4550 Facebook friends, that I have right now.

That’s 100 or so people.

Is a Social Crash Coming?

Je ne sais pas si un crash social s’en vient, mais ce que je suppose, c’est qu’il y aura de moins en moins de conversations à mesure que les médias sociaux gagneront en popularité. C’est de la mathématique. Plus vous avez de contacts, plus vous diffusez de contenu, moins vous conversez.  Il faut avoir une relation pour faire la conversation et on ne peut entretenir des relations avec des milliers de personnes à la fois.  On peut par contre avoir une présence forte et c’est probablement celle-ci qu’il faut polir pour avoir du succès dans la sphère sociale virtuelle…  J’attends vos critiques et les tomates… Allez-y!

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Vidéos et sites corpos: participez à notre remue-méninges!

Article publié le Mercredi, 22 septembre 2010

Je vous en ai déjà parlé: Bang Marketing est en refonte web. Il s’agit d’un processus long et pénible (je comprends tellement mes clients) parce que nous privilégions évidemment nos mandats à nos lubies marketing personnelles…

Nous en sommes donc à évaluer la faisabilité d’intégrer du contenu vidéo dans nos pages, histoire de créer un lien plus sympathique et concret avec nos prospects.  La réflexion que nous avons ne touche pas à la pertinence d’utiliser le médium vidéo pour passer nos messages (quand c’est bien fait, c’est génial). Mais il faut trouver un sens à cette tactique et bien l’exécuter.

Je ne peux m’empêcher de trouver désolants les «mots du présidents» qui nous sont imposés sur tellement de sites de PME (surtout aux États-Unis) et qui réussissent au mieux à nous ennuyer et au pire à nous faire changer de poste…  Même réflexion pour les vidéos qui sont destinés à «présenter» le site comme tel, comme si on n’était pas capable de naviguer dedans tout seul… Entre-nous, si l’on doit fournir un manuel d’instruction pour opérer un site corporatif, c’est qu’on a peut-être un petit problème d’ergonomie. Un bel exemple est le superbe et inutile mot de bienvenue qu’on peut visionner sur le site du Conseil de la magistrature du Québec

Vidéo de présentation du site du Conseil de la magistrature

Vidéo de présentation du site du Conseil de la magistrature

D’un autre côté, les contenus éditoriaux vidéos sont plus intéressants, mais exigent effort et constance. C’est déjà tout un défi de tenir un blogue à jour (je peux vous en parler) que l’idée de mettre sur pied une chronique vidéo… ça me donne des chaleurs juste à y penser.

Alors, dans ce contexte, on fait quoi?  Si vous avez des idées ou des exemples de vidéos intégrés intelligemment à des sites corporatifs, envoyez-moi des hyperliens car nous étudions présentement la question sous tous ses angles!  Je vous reviens avec nos trouvailles dans un prochain billet!

A+

Stéphanie

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LinkedIn : ma résolution marketing de la rentrée!

Article publié le Mardi, 7 septembre 2010

Ça y est! C’est officiellement la rentrée!

Pour plusieurs, dont l’auteure de ces lignes, le mois de septembre constitue le véritable début d’année. C’est donc en août que se prennent les résolutions! Dans cet esprit, plusieurs d’entre vous ont probablement passé l’été à se demander s’ils allaient investir plus ou moins de temps sur les médias sociaux. Le dilemme de pas mal de monde en ce moment.

Pour ma part, j’ai pris le parti, ce weekend, de m’investir sérieusement sur LinkedIn… au moins jusqu’à Noël. Je me donne donc quatre mois pour devenir une championne. Voici donc mon plan de match en trois objectifs (focus, focus, focus) :

1. Activer ma participation sur LinkedQuébec via le sous-groupe communication&marketing dont je suis l’une des modératrices via un plan de contenu en lien avec l’offre de Bang Marketing. Une bonne manière de donner de la valeur dans le groupe tout en mettant notre expertise en lumière, sans devoir faire de promotion. Je vous invite par ailleurs à vous joindre au groupe si ce n’est déjà fait. Il s’agit d’un lieu d’échange sur le domaine où les participants sont invités à poser des questions, faire profiter aux autres membres de leur expérience et apprendre tout en élargissant son réseau. Une belle initiative.

2. Monter le nombre de mes connaissances à 500 et faire le ménage parmi mes contacts en utilisant la fonction CRM, qui est somme toute assez efficace pour la classification. (Je suis mieux de me planifier une belle fin de semaine…) Pourquoi cinq cents? Pour flasher avec le sigle de 500+ dans mon profil? Nooon! C’est mal me connaître. En fait, bâtir mon audience, c’est la clé pour bénéficier de la puissance de LinkedIn. Il faut une masse critique de contacts pour espérer profiter du réseau. La prochaine marche est 500, mais visons 5000… pourquoi pas?

3. Tester le potentiel publicitaire de LinkedIn. J’ai lu une multitude de billets et d’études à ce sujet, mais je veux voir de mes propres yeux si les préjugés ou les promesses (tout dépend du point de vue) tiennent la route. Je vous en reparle en 2011 sans faute!

D’ici là, faites-moi part de vos résolutions marketing de la rentrée et venez jaser sur LinkedQuébec, sous-groupe communications&marketing.

Dans l’intervalle, je vous invite à parfaire votre maîtrise de LinkedIn en consultant ce guide.

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Avez-vous votre passe de saison pour MarineLand?

Article publié le Lundi, 28 juin 2010

Je ne suis abonnée à aucun quotidien depuis des années. Je ne croyais pas que ça m’arriverait un jour, mais j’ai complètement arrêter de lire les journaux. Le problème en est un de redondance : les nouvelles de la veille, je les connais déjà par coeur et je lis les chroniqueurs sur le web.

Il arrive que je sois cependant prise d’un élan de nostalgie incontrôlable et que j’achète La Presse du samedi (ça vous arrive aussi?). C’est ce que j’ai fait la semaine dernière. Je suis passée à travers en quinze minutes. Heureusement, il y avait des insertions publicitaires. En plus d’un bulletin spécial de Shell sur l’environnement (Notez qu’ils viennent de congédier 550 employés à Montréal et qu’ils gardent un pied à terre ici pour ne pas être forcés de décontaminer le site, mais qu’ils publient un torchon de total greenwashing à grands frais dans les journaux… j’ai mal au coeur), il y avait aussi une horrible brochure de MarineLand.

Vous connaissez ce parc d’attractions de Niagara Falls? Je n’ai jamais mis les pieds là, mais chaque année, les patrons de cet attrape-touristes dépensent des sommes folles à la télé et dans les journaux pour nous convaincre de venir admirer des morses et des épaulards qui sautent dans des bassins. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fascinée de constater que cette entreprise investisse autant d’argent en promotion, mais en utilisant des vieilles photos des années quatre-vingt où la petite famille slomo ontarienne semble s’ennuyer à mourir autour d’une table de pique-nique délavée ou d’une petite piscine digne du plus crado des motels de bord d’autoroute.

Mais il y a pire. En première page de la brochure, on peut lire : « Une carte-saison pour seulement 5 $ ». C’est pas un peu loin pour prendre une passe de saison? Soupir. Et si vous vous demandez comment vous rendre là, car vous ne pouvez plus attendre, sachez que de Toronto, il faut suivre le Q.E.W. (?!?!) Fort Erie jusqu’à la sortie McLeod Rd. Aucune indication en provenance de Montréal… CAR ILS N’ONT QUE TRADUIT LITTÉRALEMENT LA BROCHURE ONTARIENNE!!! Je suis découragée. Et on nous envoie ça la semaine de la St-Jean. So much pour la sensibilité québécoise. Je ne veux pas faire de politique ici, mais juste du point de vue marketing, on repassera.

J’espère que lorsque vous faites des offensives aux États-Unis ou dans le ROC, vous ne prenez pas exemple sur MarineLand. Ce qui nous apparaît localement comme des aberrations peut ne pas être si évident du point de vue de l’annonceur. Chaque marché est différent et pour être efficace, mieux vaut être pertinent!

Bonne semaine!

Stéphanie

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Le verdissement d’image, c’est OUT!

Article publié le Jeudi, 25 février 2010

«L’environnement est tellement à la mode, je prédis le retour de la Souris Verte.»

Tel était le statut de Patrick Dea hier sur Facebook, un illustrateur et contact de mon réseau. J’ai adoré, surtout que ça fait plusieurs semaines que je brûle d’envie de rédiger un billet sur le greenwashing ou moins communément appelé «verdissement d’image». Avant de débuter, un message à tous ceux qui cherchent la bibitte : Bang Marketing a effectivement un site dédié à son engagement environnemental (l’agence verte) et c’est vrai que nous faisons du compostage au bureau. Et toc pour ceux qui jugeraient que c’est de la frime; je vous invite plutôt à en faire autant.

Revenons au greenwashing. De quoi parle-t-on au juste? Selon les publicitaires éco-socio-innovants, le terme greenwashing est utilisé par les groupes de pression environnementaux pour désigner les efforts de communication des entreprises sur leurs avancées en termes de développement durable, avancées qui ne s’accompagnent pas de véritables actions pour l’environnement. À la notion de greenwashing est opposée celle de publicité éthique. Le terme greenwashing trouve son origine dans la contraction des mots green (vert) et brainwashing (lavage de cerveau).

Il s’agit d’un phénomène qui prend de l’ampleur et qui est souvent d’un manque de subtilité incroyable. Vous avez peut-être entendu récemment à la radio une campagne de Corbeil (le spécialiste) vantant son engagement environnemental à coup de promotion sur les électroménagers EnergyStar… Poussons égal, comme on dit.

Le greenwashing est partout. À tel point qu’on n’y porte plus attention, ce qui est bien dommage pour les entreprises sérieuses qui offrent vraiment des produits respectueux de l’environnement comme Cascades, par exemple.

Pour mieux comprendre le phénomène, il faut s’en remettre aux 7 péchés du verdissement d’image, tels que développés par la firme de marketing environnemental TerraChoice :

1. Le péché du compromis caché : les appareils électroniques dits à haute efficacité énergétique qui contiennent des matières dangereuses.

2. Péché d’absence de preuve : les shampoings se prétendant naturels mais qui ne détiennent pas de preuves vérifiables.

3. Péché d’imprécision : les produits se prétendant à 100 % naturels, alors que l’on sait que de nombreuses substances naturelles sont nocives, comme l’arsenic et le formaldéhyde.

4. Péché de non-pertinence : les produits se prétendant libres de CFC, bien que les CFC aient été interdits il y a 20 ans.

5. Péché d’affabulation : les produits prétendant, de façon mensongère, être agréés par un organisme environnemental international reconnu comme EcoLogo, EnergyStar ou Green Seal.

6. Péché du moindre de deux maux : les cigarettes faites de tabac biologique ou les VUS hybrides mais tout à fait inefficaces.

7. Péché d’adoration de la fausse étiquette : apposer un logo qui s’inspire fortement et/ou grossièrement de ceux émis par de véritables organismes de certification du développement durable.

On pourrait ajouter à cela le péché de manipulation, où l’on laisse croire qu’on pose un geste pour l’environnement alors qu’on cherche à sauver des coûts. Un bel exemple consiste à dire qu’on n’envoie plus de facture papier et que la facturation sera effectuée par courriel pour sauver des arbres. Mmm. Quand on y réfléchit bien, il est possible d’utiliser du papier 100 % recyclé de fibres post-consommation et donc de ne pas couper d’arbres pour facturer… De plus, la facturation en ligne permet à l’entreprise de sauver des millions en frais postaux. Qui est donc le grand gagnant : l’entreprise ou l’environnement?  Et si l’entreprise réinvestit l’argent économisé pour s’impliquer auprès d’organismes environnementaux, devient-elle green-clean?  L’important, c’est de s’intéresser aux détails. Prenons l’exemple de Fido. Lu sur le site web :

L’environnement vous préoccupe? Passez à la facturation en ligne. Avec la facturation en ligne, en plus de sauver des arbres, vous économiserez de l’argent. En 2009, grâce à nos clients qui ont souscrit au programme, nous avons économisé 3,62 tonnes de papier, soit 1,06 tonne de plus que l’année précédente. Si vous avez besoin d’une facture papier, il vous en coûtera 2 $ par mois. Les fonds recueillis sont versés à notre partenaire Evergreen, un organisme national de bienfaisance qui plante des arbres et crée des espaces publics plus sains dans les cours d’école et les municipalités depuis 1991.

Fido est la facture en ligne: geste écolo ou greenwashing?

Fido offre la facturation en ligne : geste écolo ou greenwashing?

OK. On comprend donc que les économies effectuées via la facturation en ligne iront… dans les poches de l’entreprise. Ce sont les irréductibles qui verront leur «taxe» à la facture papier de 2 $ alimenter une contribution environnementale… À qui profite le virage vert?

Cet exemple constitue cependant un bien petit péché si on le compare à la fausse représentation pure et dure que certaines entreprises n’hésitent pas à utiliser pour vendre plus vert. Il ne s’agit que d’une petite recherche de capital de sympathie… et une manière de faire accepter une diminution de service qui se traduit par une réduction de coûts pour l’entreprise (ce qui explique peut-être en partie pourquoi Fido est si abordable).

La grande question est pourtant la suivante : le greenwashing, ça payes-tu???

Tout le monde est pour la vertu, mais le consommateur écolo est encore une espèce rare. Les consos sont des verts de principes qui se promènent en VUS et qui ne payeront pas une cent de plus pour un téléphone fait de plastique recyclé. Et on les comprend. Le cynisme à l’égard de l’engagement vert des entreprises est justifié. La dernière étude de Terrachoice démontrait que sur 1 018 produits de consommation examinés de façon aléatoire, de la pâte dentifrice aux imprimantes, en passant par le calfeutrage et les shampoings,  99 % étaient coupables de greenwashing. À ce compte-là, on a le droit d’être sceptique!

Pour ma part, je ne crois pas que les entreprises gagnent au verdissement d’image à long terme. C’est un jeu dangereux qui peut affecter la valeur de la marque ou la crédibilité d’une entreprise. Ce qu’il faut plutôt viser est un certain leadership en matière d’éthique au sens large. Je vous reviens sur le sujet dans mon prochain billet. À demain!

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Marketing d’embuscade : on remet ça!

Article publié le Mardi, 2 février 2010

Pour ceux qui ont suivi mon récent post sur l’embuscade de Weatherproof via l’utilisation d’une photo d’Obama à NY, voici la suite de cette histoire, gracieuseté de mon conseiller Samuel qui suit le blogue de Quiet Glover.

Marketing embuscade

Et vlan!

La chaîne AMC a donc rejoué le coup à Weatherproof en parodiant à son tour l’affiche à scandale sur Time Square. Cette fois, on y voit le personnage principal de la série Breaking Bad, un professeur de chimie devenu dealer de méthamphétamine… Le slogan devient alors «You got no proof». Il faut lever notre chapeau : audace, humour, opportunisme. C’est fameux.

C’est l’entreprise Weatherproof qui doit se taper dans les mains. L’objectif de toute l’opération était au départ de faire parler d’elle. Juste au moment où toute cette histoire perdait du momentum, voilà qu’AMC lui redonne vie. On sait à quel point il est difficile de se démarquer et de briser l’indifférence du consommateur. Quand on a la chance, comme Weatherproof, de faire un doublé, il faut remercier les gens d’AMC. Pour moi, à ce prix-là, ça vaut la peine de jouer à l’arroseur arrosé!

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Qui a besoin d’un iPad?

Article publié le Vendredi, 29 janvier 2010

J’ai attendu quelques jours avant de réagir à la sortie du nouveau iPad de Apple, parce que j’étais un peu mystifiée. J’avais des attentes (comme tout le monde) et j’ai été déçue (comme certains). Sauf que je voulais mettre le doigt sur le pourquoi de ma déception. En fait, je pensais naïvement que le iPad, serait un «pad». Dans ma tête, un «pad», ça sert à prendre des notes. Je me voyais donc arriver chez un client, sortir mon iPad, mon stylet et prendre des notes en meeting tout en pouvant naviguer sur le web. Cerise sur le sundae, ces notes se seraient miraculeusement transformées en un document de type Word et se seraient classées dans un fichier-client en parfaite synchronicitée avec mon ordi, au bureau. Évidemment, je me suis réveillée et je pose maintenant la question qui tue : qui a besoin d’un iPad?

Le nouveau iPad

Ce bidule ne supporte pas Flash. Il ne peut remplacer mon laptop. C’est en fait un gros iPhone… sans le téléphone! Quelqu’un peut m’éclairer sur l’usage que je devrais faire de ce truc? On a dit, et je vous réfère à un excellent résumé paru ce matin sur le site web The Independent, que ce produit comble un vide entre le smartphone et le laptop. D’accord. C’est peut-être un vide technologique, mais est-ce un vide marketing? Y a-t-il un besoin à combler entre le téléphone et l’ordi? Dites-moi que mon Mac Air (que j’adore) va devenir touch et j’achète. Donnez-moi une tablette qui n’a pas de port USB, pas de caméra, qui peine à faire du multitâche et je suis confuse.

Quant à la marque… mmm. iPad. Une fois les farces plates sur les tampons hygiéniques bien rigolées, le nom n’est quand même pas le plus gros problème du produit qui est, selon moi, de ne répondre à aucun besoin du consommateur, mis à part de flasher durant quelques semaines.

Je me trompe peut-être, car certains analystes prédisent des ventes exceptionnelles, mais un produit dont l’utilité ne saute pas aux yeux reste un canard boiteux, surtout en période de morosité économique. Ferez-vous la file devant le Apple Store cet été?

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Le marketing d’embuscade, une bonne stratégie?

Article publié le Lundi, 18 janvier 2010

De manière ponctuelle, l’actualité nous ramène des exemples de stratégies marketing discutables. En ce moment, c’est le marketing d’embuscade dont tout le monde parle, notamment depuis le coup médiatique de l’entreprise américaine The Weatherproof Garment Company, début janvier. En effet, vous avez peut-être vu le panneau géant affiché sur Time Square dont l’image a été diffusée partout dans le monde. On y voyait le président Obama porter un manteau Weatherproof, photo prise lors de son plus récent voyage en Asie. Vous trouverez les détails de la controverse en suivant ce lien vers l’article du NY Times.

Affiche de Weatherproof sur Time Square

Affiche de Weatherproof sur Time Square

Plus près de nous, Infopresse rapportait justement ce matin une stratégie du même type, gracieuseté de la Banque Scotia qui, par le biais d’une récente campagne sème la confusion quant à son statut de commanditaire des Jeux Olympiques de Vancouver (Scotia n’est évidemment pas commanditaire alors que la Banque Royale est un sponsor principal).

Afin de clarifier le concept, j’emprunte cette définition d’Olivier Beddeleem, enseignant chercheur à l’Institut Supérieur Européen de Gestion :

«Le marketing d’embuscade est une stratégie de marketing, que les Anglo-Saxons appellent dans un sens positif l’ambush marketing, et que les Français perçoivent de manière négative comme le parasitisme. Elle consiste à se placer dans le sillage d’un autre afin de profiter de sa notoriété ou de ses efforts de marketing. »

Légalement, il y a un flou juridique autour du marketing d’embuscade. C’est donc un pari risqué d’y avoir recours, car le tout peut mener à une guerre d’avocats. Cependant, dans certains cas, le jeu peut en valoir la chandelle. Dans le cas de Weatherproof, qui a la réputation d’être opportuniste en matière de marketing, cette initiative est certainement excellente en raison de la couverture de presse mur à mur dont l’entreprise a bénéficié. La valeur de l’exposure est vraiment importante et, au final, on ne peut pas dire que la balance de l’opinion est négative. Au lieu de crier au scandale, la plupart des commentaires soulignaient l’audace de la manoeuvre.  De plus, Barack Obama est tellement médiatique, tellement marketing lui-même… tellement people, que ça passe. On ne reste pas sur l’impression d’une entreprise utilisant à son profit la crédibilité de « l’institution présidentielle » (même si c’est en fait cela), mais d’une compagnie qui innove!!! Mais ça en dit long sur la perception qu’ont les Américains d’Obama lui-même… Il fait un très beau mannequin en tout cas. À considérer comme 2e carrière…

Du côté de la Banque Scotia, c’est assez différent et pas mal plus flou. Le COVAN a demandé à la Banque Scotia de retirer un microsite qui fait la promotion d’un concours associé aux Jeux olympiques, probablement sur demande de la Banque Royale. Le hic, c’est que la campagne réfère davantage à la fierté nationale qu’aux Jeux olympiques. Certes, le timing est parfait, mais ce ne sera pas facile de prouver que c’est en fait du parasitisme. En fait, ce que je trouve déplorable dans ce cas, c’est l’absence d’imagination de cette campagne qui mise pour une énième fois sur une galerie de photos provenant du public, dans l’espoir de créer un effet viral via un concours… Plate. Plate. Plate. De plus, on retiendra de la couverture de presse, l’impression d’une entreprise qui tente de profiter de la situation par en-dessous, donc en ne respectant pas les règles. Dans le cadre des Jeux olympiques qui promeuvent le fair-play et surtout pour une institution financière qui se doit plus que jamais d’avoir une image irréprochable en ces temps de crise de confiance des marchés, je crois que le pari est perdu.

Marketing ,

Le contenu de votre site web : une arme pour vous… et pour vos concurrents!

Article publié le Mercredi, 9 décembre 2009

Je vous l’apprends peut-être, mais le contenu de votre site web est déterminant pour votre positionnement sur les moteurs de recherche. L’économie de mots est peut-être graphique ou marketing, mais certainement pas 100 % SEO-compatible! Pour scorer fort, il faut donner à Google ce qu’il cherche : du contenu! Mais attention, pas n’importe quel contenu, pas une avalanche de contenu, mais bien le contenu qui est pertinent à vos usagers. Je vous suggère en passant un petit livre très bien fait :

Content Strategy for the Web, par Kristina Halvorson, un must read!

Content Strategy for the Web, par Kristina Halvorson, un must read!

Mais revenons au sujet de ce post : le contenu peut également vous nuire… Quand vient le temps de développer du contenu web, beaucoup d’entreprises perdent de vue l’essentiel : un site web, c’est public! Par public, je veux dire ouvert, disponible, accessible… et pas seulement à vos clients potentiels. Vos concurrents (du moins les plus intelligents d’entre eux), exercent une veille stratégique qui inclut une surveillance continue de la compétition. Ils vous regardent, vous épient… et vous copient! Alors, comment générer du contenu intéressant, mais inoffensif?

Quoi dire? Voici quelques idées :

1. Expliquez comment votre offre est en mesure de satisfaire les besoins des clients. Inutile de vous épencher sur les caractéristiques de vos produits et services s’ils ne sont pas en lien avec des besoins à combler auxquels il est facile de s’identifier.

2. Utilisez des témoignages, des études de cas, des preuves de réussite. Démontrez des résultats.

3. Affichez votre culture d’entreprise. On doit sentir un côté humain derrière les pixels.

4. Établissez clairement votre promesse. Arrêtez de décrire, promettez.

5. Créez du contenu qui n’est pas directement lié à la vente de vos services ou de votre produit. Démontrez votre expertise en commentant l’actualité de votre secteur, en donnant des conseils, en livrant vos opinions.

Quoi ne pas dire? Encore quelques exemples:

1. Il est risqué d’afficher votre offre de services complète dans ses moindres détails, y compris votre méthodologie, vos outils de travail, les stratégies utilisées, etc. Il s’agit de la meilleure manière de documenter la concurrence et de lui donner l’occasion de bâtir un argumentaire pour vous contrer. De plus, trop de détails ennuient. Pour les entreprises en fabrication et en technologie, la logique est la même. Il faut rester très prudent avec l’information véhiculée sur Internet. Avec tout ce qui est disponible, il y a de quoi faire des études de marché à très faible coût! Pensez plutôt à en tirer profit.

2. Ne donnez pas de renseignement sur vos tarifs, votre liste de prix ou vos forfaits, à moins d’avoir un site de vente en ligne. Laissez aux clients potentiels une raison de vous contacter.

3. Réfléchissez à deux fois avant d’afficher votre équipe de travail sur le web. Photos, noms, postes, courriel… c’est vraiment la meilleure manière de vous faire voler des employés. Il n’est pas facile de trouver la perle rare et le fait de promouvoir vos talents à travers votre site web constitue une invitation pour les chasseurs de tête et les concurrents. Cela permet également à vos employés de développer un branding personnel qui pourrait vous servir… ou vous nuire. À vous de juger!

4. Ne parlez pas en mal de vos concurrents et gardez-vous de faire des comparaisons directes. C’est un jeu dangereux dont vous pourriez être la victime un jour. En plus, les écrits restent et sont archivés! Ouch! Ça pourrait vous suivre longtemps.

5. Ne parlez pas seulement de vous! J’y reviens souvent, mais on n’est plus à l’ère du site Internet de style organigramme d’entreprise…  Mais il faut répéter, répéter, répéter…

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