Courrier des lecteurs : le réseautage qu’est-ce que ça donne?

Article publié le Vendredi 21 mai 2010
Réseautage

Le réseautage, ça marche?

Quelle joie donc de jouer les Louise Deschâtelets ce matin! En effet, je consacre ce post à un commentaire d’une lectrice qui m’a envoyé ce message via Facebook récemment :

Salut Stéphanie,

J’ai l’impression, par Facebook, que tu fais beaucoup de réseautage car tu tiens un blogue marketing, tu participes à des conférences, tu fais dans la philanthropie, etc. Petite question : est-ce que tu dirais que ça t’attire de la clientèle (même si je sais que ce n’est pas là l’unique but)? Crois-tu que les entreprises qui ne font pas de réseautage sont vouées à l’échec? Est-ce que tu participes aussi aux activités de différentes associations?

Donc je récapitule : Le réseautage, est-ce essentiel à tes yeux? Si oui, quelles méthodes recommandes-tu?

Quelle belle occasion de discuter d’un sujet que j’adore : le développement d’affaires! Tu as parfaitement raison, je fais beaucoup de réseautage! Pourquoi? Parce que cela me permet de bâtir un cercle de connaissances par lequel je m’assure de toujours avoir une ressource, peu importe la demande. L’objectif premier n’est pas de rechercher de la clientèle. Vois ton réseau comme un groupe d’entraide. Grâce à mon réseau, je peux trouver un emploi à une connaissance, je peux référer un fournisseur à un client, je peux m’associer à un expert pour bâtir une nouvelle offre de service… Réseauter, c’est s’entourer. J’ai toujours tenté d’être une entremetteuse, une référence, une problem-solver, si tu me permets cette expression. Par expérience, j’ai réalisé que lorsque tu es sincère dans ton intention d’aider les autres, ceux-ci te le rendent au centuple. De plus, avec les réseaux sociaux, ce concept est aujourd’hui facilité. Tu as toujours accès à ton réseau d’un clic… On est loin des 5 à 7 pénibles de la Chambre de commerce où chaque sortie demandait trois heures de ton temps pour peut-être rencontrer une ou deux personnes intéressantes. Aujourd’hui, notamment via LinkedIn, tu peux t’inscrire sans aucuns frais à des dizaines de groupes d’intérêts communs et participer à des discussions virtuelles qui permettent de créer des contacts. On économise un temps fou et les résultats sont surprenants.

Tu mentionnais également la philantropie. Je t’encourage fortement à t’impliquer. Premièrement, les causes sont nombreuses et les bénévoles sont rares. Deuxièment, le fait de donner de ton temps et de ton expertise à une organisation permet de démontrer ton talent. Je dois dire que dans mon cas, l’équation s’est avérée très positive.

Une chose est certaine, peu importe ce que tu choisis de faire, fais-toi un plan. Pourquoi t’impliquer dans une association professionnelle ou le réseautage se ferait… avec tes concurrents? Si ton objectif est le développement d’affaires, choisis tes causes, tes associations et tes groupes en fonction d’où se trouvent tes clients potentiels.

Peu importe ce que tu choisiras de faire, fais-le intensément. Le réseautage n’est utile que dans la mesure où tu t’engages à fond, sincèrement, dans l’intention d’apporter de la valeur au groupe. Le retour d’ascenceur viendra, c’est une question de temps et de persévérance. Lecteurs, n’hésitez pas à ajouter vos commentaires ou à m’envoyer vos questions.

Louise, sors de ce corps!!! I like it!

Sous les rubriques Aucune catégorie, Développement d'affaires

En direct du Marketing Profs B2B Forum… 5 mythes SEO

Article publié le Mardi 4 mai 2010

À tous ceux qui me demande pourquoi je tiens un blogue, sachez que les blogueurs bénéficient maintenant de plusieurs avantages sur la planète marketing… dont celui d’être invité à une foule de conférences! Je vous écris donc en direct du B2B Marketing Forum de Marketing Profs à Boston où j’ai la chance d’assister à deux jours de formation intensive sur les meilleures pratiques de marketing interentreprises : ventes, foires d’exposition, relations publiques, médias sociaux…

Sachant que beaucoup d’entre vous s’intéressent au référencement et particulièrement au SEO (search engine optimization), j’ai choisi d’assister à une rencontre avec Veronica Fielding, PDG de Brand Expressions. Très intéressant et surtout très respectueux de l’intelligence des participants (on n’a pas essayé de nous vendre les services de l’entreprise pendant 60 minutes). Veronica a donc tenté de faire la lumière sur plusieurs mythes associés au SEO qui ont la vie dure :

1. Google favorise les sites qui annoncent via AdWords et les référence mieux.

FAUX. Une tonne d’études indépendantes ont prouvé le contraire. Oubliez la théorie du complot…

2. Google déteste les optimisateurs SEO et réprouve cette pratique.

FAUX. Google apprécie l’optimisation, mais lorsqu’elle respecte les meilleures pratiques. Je vous invite d’ailleurs à consulter leur guide à cet effet. De plus, l’entreprise vient de publier un bulletin SEO de ses propres outils! Vous constaterez qu’en matière de SEO, même Google a encore du travail à faire…

3. Google favorise uniquement les sites les plus visités.

FAUX. Le nombre de visiteurs est un critère, mais c’est vraiment loin d’être le seul! Google vient d’ailleurs de confirmer que la vitesse de téléchargement était maintenant une variable de son algorithme…

4. La quantité de liens externes est directement responsable de la qualité du référencement.

FAUX. Attention! Tous les liens externes ne sont pas égaux. Par exemple, les liens postés dans les commentaires faits sur un blogue, par exemple, ne sont pas considérés.  De plus, toute cette histoire de réciprocité des hyperliens qu’on radote depuis des années… oubliez ça. Pensez plutôt à obtenir des hyperliens externes de qualité sur des sites d’autorité.

5. Une opération SEO peut se faire rapidement et sans investissement.

FAUX. Selon Véronica, et je suis entièrement d’accord avec elle, une stratégie SEO doit se planifier sur une période de 2 ans. Il s’agit d’un travail hebdomadaire qui requiert du temps et un budget. C’est toutefois la méthode la moins coûteuse pour générer des clients potentiels de qualité pour l’entreprise B2B typique. Elle mentionnait aux environs de 0,80 $ le client potentiel. Pas mal si on compare les solutions de rechange (marketing direct, télémarketing, publicité…)

À la suite de cet atelier, j’ai eu la chance d’assister à une conférence très stimulante sur le marketing de foires commerciales. Je vous glisse un petit hint en passant : si vous songez à faire tirer un cadeau lors de votre prochain événement, oubliez le iPad. C’est la saveur du mois… Et je dois dire que c’est assez drôle car ici-même, j’ai constaté qu’au moins trois entreprises faisaient tirer le fameux joujou d’Apple!

Je vous reviens demain avec un autre compte rendu. J’irai écouter Mitch Joel de Twist Image (Six Pixels of Separation). Je dois être la seule fille à Montréal qui ne l’a jamais entendu live!

Sous les rubriques Référencement naturel, Web

LinkedIn: du virtuel au réel

Article publié le Jeudi 29 avril 2010

Petit Haiku sur les médias sociaux

Passade superficielle et gadget  Y

Twitter, Facebook, LinkedIn

Une révolution marketing en marche

Ne vous inquiétez pas, je ne vous ennuierez pas avec un Xe post qui ajouterait à ce débat stérile. Ce poème suffira amplement! Sachez simplement que pendant que de trop nombreux gens d’affaires se questionnent encore sur la pertinence des médias sociaux, d’autres s’unissent et passent à l’action!

C’est dans cet esprit que je tiens à vous parler d’une initiative extraordinaire qui fait vraiment réfléchir: le passage du virtuel au réel d’une communauté LinkedIn en pleine ascension sur la toile en ce moment: le groupe Linked Québec.

Avec presque 4000 membres, le groupe se positionne comme le plus important réseau d’usagers actifs de LinkedIn dans la province. Non seulement, les discussions y abondent, mais la communauté a choisi de passer du virtuel au réel à l’occasion d’un événement de réseautage, le 19 mai prochain.  Je ne vous raconte pas tous les détails, allez-voir par vous même comme l’initiative est géniale! Et oui, j’y serai!

Inscrivez-vous à Linked Québec

Obtenez toutes les infos sur le 5 à 7 bien réel qui aura lieu au chic W, le 19 mai prochain. (accessible aux membres seulement)

Consultez une article consacré à l’événement dans le journal Les Affaires.

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Votre site web a horreur du vide!

Article publié le Mardi 20 avril 2010

Vus sur l’autoroute Bonaventure ce matin : nouvelle pub de Cora Déjeuner, nouvelle coupe de cheveux pour madame Cora et nouveau slogan. On propose maintenant des «déjeuners faits à la main». J’imagine que c’est par opposition à «faits à la machine»… Deux oeufs tournés au blender, c’est vrai que c’est moins appétissant!

C’est une belle entrée en matière pour mon sujet du jour, car je voulais justement vous entretenir du vide. Ou de l’absence de contenu, prenez-le comme vous voulez. Je ne sais pas si vos communications souffrent de cette maladie, mais celle-ci peut être mortelle… pour votre site web!

La qualité (et malheureusement la quantité) du contenu de votre site est à la base du succès de son référencement naturel. Tous les dirigeants désirent voir leur site sur la première page des résultats de recherche.  C’est cruel, mais il n’y a que dix élus… Pour faire partie de ce club sélect, la commande est exigeante, mais elle est au moins démocratique. À vos crayons, il faut créer du contenu!

Voici par où commencer :

1. Dressez un plan de contenu, idéalement sur plusieurs mois, voire un an, et déterminez à qui vous désirez vous adresser. Vous devez avoir une excellente idée de qui est votre cible et de ses intérêts. Si vous avez plusieurs cibles, essayez de créer une stratégie pour chacune d’elle.

2. Déterminez votre contenu idéal. Il ne sert à rien de faire du remplissage. Inspirez-vous des experts que vous admirez et que vous lisez. Attention : il est plus naturel de rédiger des platitudes que du contenu excitant, nouveau, drôle, imaginatif et convaincant. Si vous n’avez pas la plume facile, trouvez de l’aide.

3. Élargissez votre liste de mots-clés. On part tous avec une liste de vingt mots… Faites l’exercice d’élargir votre vocabulaire en incluant une grande variété de combinaisons ou de bouts de phrases. Celles-ci peuvent être très générales ou très pointues et techniques. On ne sait pas toujours ce que les internautes cherchent. Dans le cas de Bang Marketing, nous avons déjà obtenu un important contrat pour la confection d’un rapport annuel parce qu’une organisation de Toronto avait cherché «bilingual annual report layout»… et il s’agissait de la description d’une pièce de notre portfolio!

4. Racontez des histoires. Les anecdotes et les témoignages sont plus intéressants que les listes et les textes fleuves.

5. Ne vous enfargez pas dans les fleurs du tapis! Il est plus important de créer un contenu pertinent qui génère de la valeur que de tenter de répéter 50 fois vos mots-clés dans chacun de vos paragraphes!  Permettez-moi de citer à cet effet, Heather Lloyd-Martin, la présidente de SuccessWorks dans un récent billet : “Party like its 1999… but don’t optimize your site that way.”

Si la création de contenu vous intéresse, un site québécois est une vraie petite mine d’or à ce sujet. Il s’agit de celui de mon ami Simon Hénault, président de POD Média. Je vais d’ailleurs vous en reparler bientôt, car nous donnerons un webinaire ensemble qui traitera du développement d’affaires sur le web, le 12 mai prochain, dans le cadre d’un événement Les Affaires.

Sous les rubriques Marketing par contenu, Référencement naturel, Web

5 leçons à tirer de l’affaire Rapaille

Article publié le Mardi 30 mars 2010

Ah! le beau gâchis…

Vous me permettrez de surfer sur l’affaire Rapaille une dernière fois. Je disais hier qu’il fallait faire attention aux dérapages et j’en remets ce matin, car il ne faudrait surtout pas que ce petit scandale vienne ternir la démarche qu’avait entreprise la Ville de Québec. Le branding de destination (et le branding tout court d’ailleurs) est un moyen puissant pour atteindre les objectifs de la capitale nationale. Je crois cependant que toutes les organisations et administrations publiques devraient tirer des leçons de ce cafouillage. Je leur en propose cinq :

1. Faire confiance aux agences québécoises. Nous avons des créatifs et des stratèges de calibre mondial au Québec, mettons leur talent à contribution. C’est bien beau avoir un oeil extérieur, mais il faut mesurer la valeur ajoutée de faire intervenir des spécialistes étrangers quand nous avons l’embarras du choix dans notre cour.

2. Éviter les conférences de presse après chaque séance de consultations publiques. Le processus ne doit pas devenir un cirque. En privé, on peut se permettre de dire des choses difficiles qu’il faut dire et qui ne passeraient pas devant les caméras, car, nous l’avons vu, elles peuvent entacher la crédibilité de la démarche elle-même.

3. Clarifier les livrables. On a trop vu de démarches de branding être discréditées par déclarations du genre : « 500 000 $ pour un logo, quel scandale! » Le code de Québec à trois cent mille dollars, c’est une image qui a insulté le contribuable. En expliquant le nombre d’études qui seront menées, les livrables graphiques et les outils développés, on permet à la population de démystifier l’univers marketing et de remettre en perspective les sommes investies. Et si le livrable est simplement un mot ou un logo, nous avons en effet un problème.

4. Expliquer les dessous stratégiques. Une fois la marque développée, il faut bien communiquer la stratégie qui se cache sous nos beaux dessins. Cet aspect est souvent négligé lors des lancements où l’on dévoile un logo sous un drap de satin! La valeur d’un rebranding passe avant tout par la stratégie qui accompagne la marque et par son déploiement marketing.

5. Annoncer nos méthodes d’évaluation dès le début du processus. C’est courageux, mais nécessaire. Il faut clairement faire état de nos objectifs et de la manière dont on entend mesurer nos résultats. De cette manière, on peut plus facilement reconduire les budgets et convaincre la population de la valeur de la démarche. Sur ce point, les politiciens et administrateurs publics peuvent se montrer frileux. Mais il en va de la crédibilité de ce type de projet. Il faut pouvoir répondre à la question : kossé ça donne?!!!

Sous les rubriques Branding

Papi Rapaille, le branding personnel et la fumisterie

Article publié le Lundi 29 mars 2010

J’aurais pu passer mon tour, mais ça me fait trop plaisir.

Grâce au beau travail d’enquête de Pierre-André Normandin, journaliste au Soleil, on sait enfin toute la vérité sur Clotaire Rapaille. Fumiste, mythomane, imposteur… La revue de presse des derniers jours est particulièrement savoureuse pour les commentateurs qui ont décrié l’embauche de ce gourou à lunettes fumées :

Cependant, avides d’un nouvel angle sur la question, quelques animateurs et chroniqueurs ont également exprimé des opinions qui, selon moi, dérapent. Quand Yves Boisvert avance que le vrai fumiste n’est pas Rapaille mais le maire Régis Labeaume, je dis : un instant. On parle ici d’un consultant qui embellit sa feuille de route, qui manipule à dessein sa biographie et qui s’invente des souvenirs. De l’autre côté, on a un politicien émotif qui tombe impulsivement dans le panneau. Je ne pensais pas défendre le maire Labeaume sur cette plateforme, mais il faut quand même remettre les pendules à l’heure…

Vous avez peut-être également entendu Marie-France Bazzo commenter le dossier ce matin à l’émission de Paul Arcand. Le dérapage est ici d’un autre ordre. Selon elle, Rapaille étant un faiseur d’image, c’est bien normal que son branding personnel ne soit que du vent. Bien sûr, il se vend, c’est un vendeur… donc coupable par association. Je n’aime pas entendre ce type de commentaire car cela discrédite le marketing en général. Une bonne marque est avant tout basée sur une promesse crédible qu’on peut tenir. Tout ce qu’on peut dire dans le cas de notre ami Clotaire, c’est qu’il aura de la difficulté à livrer la sienne.

DERNIERE HEURE, tel que rapporté dans le Soleil: C’est terminé! Exit Clotaire Rapaille!!!

Sous les rubriques Branding

Marques et célébrités : Marcel Leboeuf m’inspire!

Article publié le Vendredi 12 mars 2010

Vous m’excuserez de vous avoir promis une suite rapide à mon post sur le verdissement d’image. Croyez-moi j’y travaille, mais je cherche encore quelques informations clés. En attendant, j’ai manqué une occasion en or de vous parler de Marcel Leboeuf avant le journal Les Affaires et Infoman. Je vais le faire en retard, car vous n’avez peut-être pas vu le reportage ou lu l’article. C’est trop bon.

En effet, ça fait des semaines que je passe devant le panneau de Remax près du pont Champlain. Vous l’avez peut-être remarqué pendant les Olympiques. Un Marcel Leboeuf géant, avec une grosse médaille d’or au cou. Petit clin d’oeil premier degré au marketing d’embuscade dont nous avons parlé plusieurs fois… mais surtout, une énième pub mettant en vedette un artiste qui est en passe de devenir le Tiger Woods du Québec (les scandales en moins) : l’homme aux mille endossements publicitaires.

À voir Marcel partout (Noisettier, Sapino, Usinex, Remax… et je vous fais grâce des anciennes pubs de Métro, de Jetta… même de Canada Dry!), il faut croire qu’il pourrait même vendre un gros steak à Georges Laraque.

Blague à part, est-ce que l’endossement publicitaire fonctionne? Si on en croit le nombre d’entreprises qui utilisent cette stratégie, on serait porté à croire que oui. Cependant, selon un sondage effectué cet automne par Harris Interactive, aux États-Unis, les consommateurs semblent réagir de manière mitigée à l’utilisation de vedettes dans la publicité. À tout le moins, la capacité d’influencer ou de convaincre diffère par type de porte-parole. Si 21 % des répondants considèrent que les athlètes sont les plus convaincants, 18 % préfèrent les artistes de la télévision ou du cinéma et 14 %, les musiciens ou les chanteurs. Ce sont les PDG d’entreprises qui remportent la palme alors que 37 % des répondants les trouvent persuasifs. De quoi réjouir Loblaws… Cependant, rien n’est spécifié sur les humoristes qui sont particulièrement populaires au Québec!

Voici un petit aide-mémoire pour un match réussi :

Crédibilité : Est-ce que l’on croit la célébrité lorsqu’elle nous dit que le produit qu’elle endosse lave plus blanc? Ou pourrait-elle annoncer le produit du concurrent si son cachet était plus important? Selon moi, si une célébrité n’a aucun lien avec le produit ou si on la voit partout annonçant n’importe quoi, je lève un petit drapeau.

Émotion : Le porte-parole doit vibrer avec l’émotion de la marque. Un humoriste ne peut pas vendre n’importe quoi. J’imagine mal les Denis Drolet représenter une maison funéraire. Ou Cathy Gauthier faire des annonces pour Holt Renfrew.

Public cible : Faire vendre des cuisines à Dominic Michel, ça me va. Son public pourrait rénover des cuisines. Demander à Francis Reddy de promouvoir la Fête des enfants, c’est super. Il incarne le papa parfait. Mais utiliser Ginette Reno pour vendre des motomarines, j’ai mes réserves.

Au prix que coûtent les porte-parole, mieux vaut y penser. Afin d’éviter de m’acharner sur Marcel, souvenons-nous simplement de Donald Pilon déguisé en pizza. Un précurseur dans l’art de se ridiculiser et par la même occasion de pocher le cours de porte-parole 101. Je vous fais grâce de François Massicotte déguisé en SpongeTowels. Il passe suffisamment à la télé.

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Le verdissement d’image, c’est OUT!

Article publié le Jeudi 25 février 2010

«L’environnement est tellement à la mode, je prédis le retour de la Souris Verte.»

Tel était le statut de Patrick Dea hier sur Facebook, un illustrateur et contact de mon réseau. J’ai adoré, surtout que ça fait plusieurs semaines que je brûle d’envie de rédiger un billet sur le greenwashing ou moins communément appelé «verdissement d’image». Avant de débuter, un message à tous ceux qui cherchent la bibitte : Bang Marketing a effectivement un site dédié à son engagement environnemental (l’agence verte) et c’est vrai que nous faisons du compostage au bureau. Et toc pour ceux qui jugeraient que c’est de la frime; je vous invite plutôt à en faire autant.

Revenons au greenwashing. De quoi parle-t-on au juste? Selon les publicitaires éco-socio-innovants, le terme greenwashing est utilisé par les groupes de pression environnementaux pour désigner les efforts de communication des entreprises sur leurs avancées en termes de développement durable, avancées qui ne s’accompagnent pas de véritables actions pour l’environnement. À la notion de greenwashing est opposée celle de publicité éthique. Le terme greenwashing trouve son origine dans la contraction des mots green (vert) et brainwashing (lavage de cerveau).

Il s’agit d’un phénomène qui prend de l’ampleur et qui est souvent d’un manque de subtilité incroyable. Vous avez peut-être entendu récemment à la radio une campagne de Corbeil (le spécialiste) vantant son engagement environnemental à coup de promotion sur les électroménagers EnergyStar… Poussons égal, comme on dit.

Le greenwashing est partout. À tel point qu’on n’y porte plus attention, ce qui est bien dommage pour les entreprises sérieuses qui offrent vraiment des produits respectueux de l’environnement comme Cascades, par exemple.

Pour mieux comprendre le phénomène, il faut s’en remettre aux 7 péchés du verdissement d’image, tels que développés par la firme de marketing environnemental TerraChoice :

1. Le péché du compromis caché : les appareils électroniques dits à haute efficacité énergétique qui contiennent des matières dangereuses.

2. Péché d’absence de preuve : les shampoings se prétendant naturels mais qui ne détiennent pas de preuves vérifiables.

3. Péché d’imprécision : les produits se prétendant à 100 % naturels, alors que l’on sait que de nombreuses substances naturelles sont nocives, comme l’arsenic et le formaldéhyde.

4. Péché de non-pertinence : les produits se prétendant libres de CFC, bien que les CFC aient été interdits il y a 20 ans.

5. Péché d’affabulation : les produits prétendant, de façon mensongère, être agréés par un organisme environnemental international reconnu comme EcoLogo, EnergyStar ou Green Seal.

6. Péché du moindre de deux maux : les cigarettes faites de tabac biologique ou les VUS hybrides mais tout à fait inefficaces.

7. Péché d’adoration de la fausse étiquette : apposer un logo qui s’inspire fortement et/ou grossièrement de ceux émis par de véritables organismes de certification du développement durable.

On pourrait ajouter à cela le péché de manipulation, où l’on laisse croire qu’on pose un geste pour l’environnement alors qu’on cherche à sauver des coûts. Un bel exemple consiste à dire qu’on n’envoie plus de facture papier et que la facturation sera effectuée par courriel pour sauver des arbres. Mmm. Quand on y réfléchit bien, il est possible d’utiliser du papier 100 % recyclé de fibres post-consommation et donc de ne pas couper d’arbres pour facturer… De plus, la facturation en ligne permet à l’entreprise de sauver des millions en frais postaux. Qui est donc le grand gagnant : l’entreprise ou l’environnement?  Et si l’entreprise réinvestit l’argent économisé pour s’impliquer auprès d’organismes environnementaux, devient-elle green-clean?  L’important, c’est de s’intéresser aux détails. Prenons l’exemple de Fido. Lu sur le site web :

L’environnement vous préoccupe? Passez à la facturation en ligne. Avec la facturation en ligne, en plus de sauver des arbres, vous économiserez de l’argent. En 2009, grâce à nos clients qui ont souscrit au programme, nous avons économisé 3,62 tonnes de papier, soit 1,06 tonne de plus que l’année précédente. Si vous avez besoin d’une facture papier, il vous en coûtera 2 $ par mois. Les fonds recueillis sont versés à notre partenaire Evergreen, un organisme national de bienfaisance qui plante des arbres et crée des espaces publics plus sains dans les cours d’école et les municipalités depuis 1991.

Fido est la facture en ligne: geste écolo ou greenwashing?

Fido offre la facturation en ligne : geste écolo ou greenwashing?

OK. On comprend donc que les économies effectuées via la facturation en ligne iront… dans les poches de l’entreprise. Ce sont les irréductibles qui verront leur «taxe» à la facture papier de 2 $ alimenter une contribution environnementale… À qui profite le virage vert?

Cet exemple constitue cependant un bien petit péché si on le compare à la fausse représentation pure et dure que certaines entreprises n’hésitent pas à utiliser pour vendre plus vert. Il ne s’agit que d’une petite recherche de capital de sympathie… et une manière de faire accepter une diminution de service qui se traduit par une réduction de coûts pour l’entreprise (ce qui explique peut-être en partie pourquoi Fido est si abordable).

La grande question est pourtant la suivante : le greenwashing, ça payes-tu???

Tout le monde est pour la vertu, mais le consommateur écolo est encore une espèce rare. Les consos sont des verts de principes qui se promènent en VUS et qui ne payeront pas une cent de plus pour un téléphone fait de plastique recyclé. Et on les comprend. Le cynisme à l’égard de l’engagement vert des entreprises est justifié. La dernière étude de Terrachoice démontrait que sur 1 018 produits de consommation examinés de façon aléatoire, de la pâte dentifrice aux imprimantes, en passant par le calfeutrage et les shampoings,  99 % étaient coupables de greenwashing. À ce compte-là, on a le droit d’être sceptique!

Pour ma part, je ne crois pas que les entreprises gagnent au verdissement d’image à long terme. C’est un jeu dangereux qui peut affecter la valeur de la marque ou la crédibilité d’une entreprise. Ce qu’il faut plutôt viser est un certain leadership en matière d’éthique au sens large. Je vous reviens sur le sujet dans mon prochain billet. À demain!

Sous les rubriques Marketing

Snickers : meilleure annonce du Super Bowl?

Article publié le Lundi 8 février 2010

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais le Super Bowl, j’écoute ça pour les annonces! J’ai d’ailleurs suivi avec grand intérêt le site du USA Today et son Ad Meter Track qui, tout au long de la partie, s’est transformé en focus group géant. En effet, les internautes avaient la possibilité de juger en temps réel des meilleures publicités et les statistiques étaient mises à jour à la seconde. Le grand gagnant de cet exercice s’est avéré Snickers (Mars) et sa pub «jouer au football comme Betty White». Je crois qu’il faut être un vrai fan de football pour l’apprécier à sa juste valeur… Jugez-en vous-même.  C’est drôle, mais rien comme Doritos l’année passée.

La cuvée 2010 m’a semblé moins convaincante que celle de l’an dernier. Beaucoup d’humour, certes, mais également beaucoup de clichés, d’animaux, de bébés…  Mon vote est allé à Audi et sa police verte. Une idée assez originale et pas trop politically correcte. Elle a terminé au sixième rang.

Et vous, votre vote?

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Québec se paie une psychanalyse!

Article publié le Jeudi 4 février 2010

Mise à jour 08/02/2010

À la suite de nombreux commentaires sur ce post, je tiens à clarifier ma pensée car plusieurs personnes ont lu dans mes propos une montée de lait contre le fait d’engager des consultants internationaux. Ce serait donc moi la chauvine… Hum.  Soyons clairs, je pense qu’au-delà des étiquettes, se cache une réalité pas mal moins légère. Ce mandat est en fait un défi très intéressant et le fait que les agences québécoises n’aient pas pu «se battre» à travers un processus compétitif est le véritable problème. Peut-être qu’à la fin de la journée, M. Rapaille aurait été le seul prêt à répondre aux exigences de Québec. J’en doute, mais le fait de systématiquement aller à l’international pour trouver un consultant en rejetant du revers de la main la possibilité de mettre à profit le talent local m’apparaît surréaliste. Ce surréalisme a été amplifié par le choix même du consultant. Je ne crois pas être la seule qui se pinçait en écoutant la conférence de presse… De là mes propos un peu caustiques…

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/regional/archives/2010/02/20100209-215212.html

C’est donc un psychanalyste français qui sera en charge de la nouvelle image de marque de la ville de Québec. Misère.

Rapaille

Clotaire Rapaille, le psychanalyste de Québec

Les honoraires ayant été dévoilés publiquement, une conseillère indépendante a demandé en conférence de presse : « Y’auras-tu juste un slogan pour 300 000 piasses ou un logo et d’autres éléments avec ça? » Cette question profonde a été suivie de la non moins profonde réaction du président du conseil de l’Office de tourisme de Québec : « Si nous avions donné le mandat à une agence de publicité, la facture aurait probablement été plus élevée. »

Je rêve.

Chaque fois qu’on parle de branding au Québec, c’est la même histoire. QUOI? Cinq cent mille « piasses » pour un logo? Êtes-vous malade mental?! Rappelez-vous du rebranding de la ville de Longueuil ou, plus récemment, du fameux « M » du Montréal métropolitain… Faut-il rappeler à chaque fois qu’on entreprend une refonte d’image de marque que la démarche, le positionnement, le brand, les normes, la campagne et les outils, c’est beaucoup plus qu’un simple logo?

Pour moi, la question n’a rien à voir avec les honoraires. Si Québec avait voulu faire de véritables économies, elle serait allée du côté de nos amis de 99Designs, le site de crowdsourcing à 5 cennes qui a créé une petite polémique à la suite du lancement du nouveau logo de SouthShore Furniture… Ça, c’est de l’économie madame…

Le véritable enjeu, c’est plutôt le choix du consultant. Pourquoi aller chercher un psy français pour nous dire qu’il faudrait arrêter de parler de Québec en termes de « Vieille Capitale »? À ce que je sache, il y a encore beaucoup de Français qui pensent qu’on est entouré d’Amérindiens et qu’on porte des manteaux en peau de phoque. Il y avait assez de talent et de créativité au Québec pour réaliser ce mandat. C’est une mentalité de colonisé de s’en remettre aux cousins pour relever ce défi, comme si on n’avait pas, chez nous, les compétences nécessaires. Est-ce l’éternel chauvinisme de Québec qui a poussé ses politiciens à ne pas embaucher une agence de Montréal? Un Français, ça passe. Mais une gang de Montréal, jamais!

On ne saura jamais le fond de l’histoire et il paraît que Régis Labeaume est en pâmoison devant M. Rapaille… Il reste que le meilleur moyen de créer l’unanimité contre un projet de ce type est encore d’en confier les rennes à un psychanalyste franchouillard. Son slogan est mieux d’être bon et la nouvelle image est mieux d’être belle! Il n’est pas question que Québec devienne le PT Cruiser du patrimoine mondial de l’Unesco!

Sous les rubriques Branding