Marketing d’embuscade : on remet ça!

Article publié le Mardi 2 février 2010

Pour ceux qui ont suivi mon récent post sur l’embuscade de Weatherproof via l’utilisation d’une photo d’Obama à NY, voici la suite de cette histoire, gracieuseté de mon conseiller Samuel qui suit le blogue de Quiet Glover.

Marketing embuscade

Et vlan!

La chaîne AMC a donc rejoué le coup à Weatherproof en parodiant à son tour l’affiche à scandale sur Time Square. Cette fois, on y voit le personnage principal de la série Breaking Bad, un professeur de chimie devenu dealer de méthamphétamine… Le slogan devient alors «You got no proof». Il faut lever notre chapeau : audace, humour, opportunisme. C’est fameux.

C’est l’entreprise Weatherproof qui doit se taper dans les mains. L’objectif de toute l’opération était au départ de faire parler d’elle. Juste au moment où toute cette histoire perdait du momentum, voilà qu’AMC lui redonne vie. On sait à quel point il est difficile de se démarquer et de briser l’indifférence du consommateur. Quand on a la chance, comme Weatherproof, de faire un doublé, il faut remercier les gens d’AMC. Pour moi, à ce prix-là, ça vaut la peine de jouer à l’arroseur arrosé!

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Qui a besoin d’un iPad?

Article publié le Vendredi 29 janvier 2010

J’ai attendu quelques jours avant de réagir à la sortie du nouveau iPad de Apple, parce que j’étais un peu mystifiée. J’avais des attentes (comme tout le monde) et j’ai été déçue (comme certains). Sauf que je voulais mettre le doigt sur le pourquoi de ma déception. En fait, je pensais naïvement que le iPad, serait un «pad». Dans ma tête, un «pad», ça sert à prendre des notes. Je me voyais donc arriver chez un client, sortir mon iPad, mon stylet et prendre des notes en meeting tout en pouvant naviguer sur le web. Cerise sur le sundae, ces notes se seraient miraculeusement transformées en un document de type Word et se seraient classées dans un fichier-client en parfaite synchronicitée avec mon ordi, au bureau. Évidemment, je me suis réveillée et je pose maintenant la question qui tue : qui a besoin d’un iPad?

Le nouveau iPad

Ce bidule ne supporte pas Flash. Il ne peut remplacer mon laptop. C’est en fait un gros iPhone… sans le téléphone! Quelqu’un peut m’éclairer sur l’usage que je devrais faire de ce truc? On a dit, et je vous réfère à un excellent résumé paru ce matin sur le site web The Independent, que ce produit comble un vide entre le smartphone et le laptop. D’accord. C’est peut-être un vide technologique, mais est-ce un vide marketing? Y a-t-il un besoin à combler entre le téléphone et l’ordi? Dites-moi que mon Mac Air (que j’adore) va devenir touch et j’achète. Donnez-moi une tablette qui n’a pas de port USB, pas de caméra, qui peine à faire du multitâche et je suis confuse.

Quant à la marque… mmm. iPad. Une fois les farces plates sur les tampons hygiéniques bien rigolées, le nom n’est quand même pas le plus gros problème du produit qui est, selon moi, de ne répondre à aucun besoin du consommateur, mis à part de flasher durant quelques semaines.

Je me trompe peut-être, car certains analystes prédisent des ventes exceptionnelles, mais un produit dont l’utilité ne saute pas aux yeux reste un canard boiteux, surtout en période de morosité économique. Ferez-vous la file devant le Apple Store cet été?

Sous les rubriques Marketing

Toyota : les valeurs passent avant les profits

Article publié le Jeudi 28 janvier 2010

Certains d’entre vous ont peut-être déjà participé à des sessions de remue-méninges en vue d’un rebranding d’entreprise. Si c’est le cas, vous avez sûrement entendu la haute direction, lorsque questionnée sur ses valeurs, son avantage concurrentiel, son positionnement, sa PVU (USP en anglais), radoter un discours vide et générique : nous offrons la meilleure qualité, notre équipe est la clé de notre succès, notre service est supérieur, nous carburons à l’innovation… Autant de blabla qui tient difficilement la route en période de fortes turbulences. On dit que nos employés sont notre plus grande richesse jusqu’à ce que la récession nous frappe et qu’on en licencie la moitié. On ne jure que par l’innovation jusqu’à ce que le concurrent sorte la bébelle qui marche et qu’on se décide à l’imiter. On se targue de ne vendre que de la qualité jusqu’à ce que le prix des matières premières augmente… Vous voyez ce que je veux dire.

Pourtant, les entreprises doivent s’accrocher à leur différence, tenir à leur culture, démontrer leurs vraies valeurs quand les temps sont durs, parce que c’est la seule manière de rester authentique. Plus que jamais, c’est l’intégrité qui propulse les marques aux plus hauts sommets. Mais encore faut-il prendre au sérieux les exercices de branding d’entreprise!

Mardi dernier, nous avons eu un parfait exemple d’une entreprise qui n’entend pas à rire avec ses valeurs parce qu’elle a compris que la préservation de sa réputation internationale passait par là. Comme le rapportait Denis Arcand le 26 janvier dernier via Cyberpresse :

Dans une décision sans précédent, Toyota a ordonné mardi à tous ses concessionnaires nord-américains de cesser immédiatement de vendre huit modèles visés par un rappel de 2,5 millions de véhicules.

J’étais déjà très impressionnée par Toyota, bien avant cette annonce. J’avais d’ailleurs lu dans The Economist, un article fascinant où le chef de la direction de l’entreprise réfléchissait avec beaucoup de lucidité et de candeur à la position précaire de son entreprise :

Mr Toyoda’s alarm call last month appears partly to have been prompted by reading “How the Mighty Fall”, a book by Jim Collins, an American management writer, which identifies five stages of corporate decline. Mr Toyoda reckons that Toyota may already be at the fourth stage. Companies at this point, says Mr Collins, frequently still have their destinies in their own hands, but often flit from one supposed “silver bullet” strategy to another, thus accelerating towards the fate they are trying to avoid.

Alors, une entreprise qui ordonne à ses concessionnaires de cesser de vendre ses véhicules pour une période indéterminée, ça me jette en bas de ma chaise. Bien sûr, un accélérateur qui coince et qui s’emballe, c’est du sérieux. Mais c’est également aussi pour cela que les entreprises font des rappels. Stopper la vente de ses propres voitures pour un défaut qui arrive une fois sur je ne sais combien de milliers, c’est le signe d’un engagement complet envers la qualité de ses produits et la sécurité de ses clients. Wow! Il s’agit d’un geste courageux qui envoie un message on ne peut plus clair : Toyota a des valeurs qui ne sont pas négociables, peu importe la situation. Chapeau! Je suis certaine qu’à long terme ce geste coûteux (l’action de Toyota a perdu plus de 8 % hier) va payer au centuple.

La morale de cette histoire pour nous, simples mortels dont le chiffre d’affaires n’est pas dans les neuf chiffres, est relativement simple. Votre image est-elle un colosse au pied d’argile? Un château de cartes? Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour défendre vos valeurs? Votre niveau d’inconfort face à ces questions devrait être directement proportionnel à l’urgence de songer à un rebranding… honnête et courageux.

En attendant, voici une excellente vidéo qui vous explique quoi faire si votre accélérateur se coince!

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Le marketing d’embuscade, une bonne stratégie?

Article publié le Lundi 18 janvier 2010

De manière ponctuelle, l’actualité nous ramène des exemples de stratégies marketing discutables. En ce moment, c’est le marketing d’embuscade dont tout le monde parle, notamment depuis le coup médiatique de l’entreprise américaine The Weatherproof Garment Company, début janvier. En effet, vous avez peut-être vu le panneau géant affiché sur Time Square dont l’image a été diffusée partout dans le monde. On y voyait le président Obama porter un manteau Weatherproof, photo prise lors de son plus récent voyage en Asie. Vous trouverez les détails de la controverse en suivant ce lien vers l’article du NY Times.

Affiche de Weatherproof sur Time Square

Affiche de Weatherproof sur Time Square

Plus près de nous, Infopresse rapportait justement ce matin une stratégie du même type, gracieuseté de la Banque Scotia qui, par le biais d’une récente campagne sème la confusion quant à son statut de commanditaire des Jeux Olympiques de Vancouver (Scotia n’est évidemment pas commanditaire alors que la Banque Royale est un sponsor principal).

Afin de clarifier le concept, j’emprunte cette définition d’Olivier Beddeleem, enseignant chercheur à l’Institut Supérieur Européen de Gestion :

«Le marketing d’embuscade est une stratégie de marketing, que les Anglo-Saxons appellent dans un sens positif l’ambush marketing, et que les Français perçoivent de manière négative comme le parasitisme. Elle consiste à se placer dans le sillage d’un autre afin de profiter de sa notoriété ou de ses efforts de marketing. »

Légalement, il y a un flou juridique autour du marketing d’embuscade. C’est donc un pari risqué d’y avoir recours, car le tout peut mener à une guerre d’avocats. Cependant, dans certains cas, le jeu peut en valoir la chandelle. Dans le cas de Weatherproof, qui a la réputation d’être opportuniste en matière de marketing, cette initiative est certainement excellente en raison de la couverture de presse mur à mur dont l’entreprise a bénéficié. La valeur de l’exposure est vraiment importante et, au final, on ne peut pas dire que la balance de l’opinion est négative. Au lieu de crier au scandale, la plupart des commentaires soulignaient l’audace de la manoeuvre.  De plus, Barack Obama est tellement médiatique, tellement marketing lui-même… tellement people, que ça passe. On ne reste pas sur l’impression d’une entreprise utilisant à son profit la crédibilité de « l’institution présidentielle » (même si c’est en fait cela), mais d’une compagnie qui innove!!! Mais ça en dit long sur la perception qu’ont les Américains d’Obama lui-même… Il fait un très beau mannequin en tout cas. À considérer comme 2e carrière…

Du côté de la Banque Scotia, c’est assez différent et pas mal plus flou. Le COVAN a demandé à la Banque Scotia de retirer un microsite qui fait la promotion d’un concours associé aux Jeux olympiques, probablement sur demande de la Banque Royale. Le hic, c’est que la campagne réfère davantage à la fierté nationale qu’aux Jeux olympiques. Certes, le timing est parfait, mais ce ne sera pas facile de prouver que c’est en fait du parasitisme. En fait, ce que je trouve déplorable dans ce cas, c’est l’absence d’imagination de cette campagne qui mise pour une énième fois sur une galerie de photos provenant du public, dans l’espoir de créer un effet viral via un concours… Plate. Plate. Plate. De plus, on retiendra de la couverture de presse, l’impression d’une entreprise qui tente de profiter de la situation par en-dessous, donc en ne respectant pas les règles. Dans le cadre des Jeux olympiques qui promeuvent le fair-play et surtout pour une institution financière qui se doit plus que jamais d’avoir une image irréprochable en ces temps de crise de confiance des marchés, je crois que le pari est perdu.

Sous les rubriques Marketing

Fur is Green.com: déjà plusieurs plaintes déposées à l’OLF

Article publié le Mardi 12 janvier 2010

Tout juste revenue de mon voyage en Suisse, je suis envieuse des helvètes sous plusieurs aspects: routes impeccables, taux de chômage inexistant, propreté irréprochable, les Alpes, la fondue…

Cependant, rien n’est parfait. Même si on a l’impression de changer de pays dès qu’on change de canton, passant de la Suisse française à la Suisse alémanique à la Suisse italienne, on se demande pourquoi on aperçoit tout de même énormément d’affichage en anglais.  Au Québec, on ne se pose pas la question: l’affichage publicitaire est en français. Les quelques exceptions qui concernent surtout les médias (Ex: CTV ou The Gazette) détonnent dans le paysage.

J’ai cependant eu la désagréable surprise de constater tout récemment une nouvelle tendance: l’utilisation d’une adresse web en anglais en format géant avec une toute petite mention en français en-dessous.  Sur l’autoroute, ça frappe!  Une campagne de sensibilisation du Conseil canadien de la fourrure roule présentement, notamment près du pont Champlain. On y voit l’adresse web www.furisgreen.com en grand format et, juste en-dessous, l’inscription «faites-vous une opinion éclairée» (j’y vais de mémoire, mais je crois que le wording est exact). C’est bizarre car le site web www.ecofourrure.com existe bel et bien… mais sous le domaine: http://www.furisgreen.com/ecofourrure.aspx. C’est des plus étrange. Encore plus étrange, le siège social du Conseil est à Montréal, sur la rue St-Alexandre.  Et bien j’ai téléphoné pour en savoir plus, car c’est tout de même un choix pour le moins controversé. La réceptionniste m’a expliqué que c’était impossible techniquement d’avoir l’adresse www.ecofourrure.com, même si le Conseil possède le nom de domaine… On va lui laisser une chance, mais évidemment, il s’agit d’un choix marketing et non pas technique!  J’attends toujours un retour d’appel de la personne en charge des coms…

Fur is green

Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me fatigue. On s’est battu pour avoir un environnement communicationnel en français et hop, petit tour de passe-passe et on transgresse les règles.  En fait, selon l’Office québécois de la langue française, il est permis d’afficher en anglais ou dans une autre langue, un message politique, humanitaire, etc. Ce ne serait donc pas une question de trou dans la loi au niveau des adresses web (ce que je pensais initialement). Mais, semblerait-il que je ne so0it pas la seule à avoir vu la chose: plusieurs plaintes ont déjà été déposées à l’OQLF concernant cette campagne.  Moi j’adore la pub, mais la pub en français !

Pour faire une plainte à l’OQLF, écrivez tout simplement à : plaintes@oqlf.gouv.qc.ca

Écofourrure.com était pourtant bien joli…

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Merci, merci, merci. On se revoit en 2010!

Article publié le Vendredi 18 décembre 2009

Ce post sera le dernier de 2009 et le dernier avant mon retour de vacances.  Je ne vous écrirai pas de Lausanne où je m’en vais faire du ski et manger de la fondue, tralalère. Je sais, ça fait très flasheux, mais on me dit que c’est bien vu de faire un peu «people» sur son blogue…

J’en profite pour vous dire merci de votre assiduité qui est souvent plus intense que la mienne (…) quoique je suis plus fidèle au poste depuis septembre.  À l’image de Barack Obama, je me donne un B+.

Je vous disais donc merci.  Un merci pour vos 3500 visites depuis le lancement.  Le traffic s’améliore sans cesse, je suis à la veille de faire sauter Google Analytics!!!!!

Merci aussi pour vos commentaires. Je suis très sensible à votre participation et je lis tous les commentaires, même si je ne réponds pas à chacun.  J’apprécie particulièrement le fait que certains ont osé relancer la discussion sur Marketing QC.  Pour ceux qui m’ont écrit via Facebook ou courriel, c’est aussi très apprécié.  Il faut se servir des outils qu’on a pour faire bouger les choses.

Merci également aux 610 personnes qui ont visionné la carte de Noël de Bang sur notre site web ou sur YouTube.  Malgré quelques commentaires de certaines divas de l’industrie, nous avons reçu une avalanche de messages positifs et le support indéfectible de certains followers (Marc-François, on te doit une bouteille, certain!). Comme me l’a si bien dit une abonnée du e-bang: il est bon de travailler sérieusement… sans se prendre au sérieux! Mais le message est clair… en 2010, les lipdubs, c’est VRAIMENT trop out (y compris les parodies!). Le message est passé…

Je vous reviens dans la semaine du 11 janvier avec tout plein de nouveaux sujets et de débats chauds! En attendant, je vous envoie tous mes meilleurs voeux de bonheur intense et la capacité de décrocher un peu… il parait qu’on en revient plus fort! Je vais l’essayer et je vous en reparle…

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Virage de l’AMPQ à MARKETING QC: un échec?

Article publié le Vendredi 11 décembre 2009

Voici une copie d’une lettre ouverte envoyée à Marketing QC ce matin:

Bonjour,

Je suis la présidente de l’agence de communication Bang Marketing. Notre agence a déjà fait une campagne publicitaire avec l’AMPQ par le passé. Je vous contacte afin de vous adresser un inconfort suite à une sollicitation de M. Yves Jalbert pour de la publicité dans Marketing QC.

Le newsletter et le magazine de l’AMPQ étaient très appréciés des petites agences. Nous avions avec ces publications une très belle vitrine qui nous permettait de publiciser nos gains et nos réalisations.  Cette visibilité favorisait également un certain trafic sur nos sites Internet.

Depuis le changement avec Rogers, voici mes impressions:

- Le contenu est calqué sur Infopresse, en moins étoffé et moins intéressant.
- Les nouvelles véhiculées le sont souvent APRES tout le monde
- Il n’y a plus aucune place pour les petites agences.
- C’est un outil de convergence pour des publicités non trade comme pour le magazine Loulou, ce qui est passablement irritant.
- La newsletter tombe toujours dans les junks mails, malgré le fait qu’on la WhiteList ET elle sort en fin de journée.

Marketing QC

Marketing QC

Ma conclusion est la suivante: en plus d’avoir un problème évident de positionnement, le produit a perdu son intérêt ET je me sens très inconfortable d’être sollicitée pour y investir des $$ publicitaires. On ne peut pas à la fois se désintéresser des petites agences ET les solliciter pour de la pub. Ça ne va pas ensemble. On a perdu notre win-win.

Ne sachant pas ce qu’en pense les autres petites agences, je me permettrai de poster ce commentaire sur mon blogue ce matin. J’ai pensé que vous pourriez être intéressé par le vibe en provenance de l’industrie.

Au plaisir,

Stéphanie

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Le contenu de votre site web : une arme pour vous… et pour vos concurrents!

Article publié le Mercredi 9 décembre 2009

Je vous l’apprends peut-être, mais le contenu de votre site web est déterminant pour votre positionnement sur les moteurs de recherche. L’économie de mots est peut-être graphique ou marketing, mais certainement pas 100 % SEO-compatible! Pour scorer fort, il faut donner à Google ce qu’il cherche : du contenu! Mais attention, pas n’importe quel contenu, pas une avalanche de contenu, mais bien le contenu qui est pertinent à vos usagers. Je vous suggère en passant un petit livre très bien fait :

Content Strategy for the Web, par Kristina Halvorson, un must read!

Content Strategy for the Web, par Kristina Halvorson, un must read!

Mais revenons au sujet de ce post : le contenu peut également vous nuire… Quand vient le temps de développer du contenu web, beaucoup d’entreprises perdent de vue l’essentiel : un site web, c’est public! Par public, je veux dire ouvert, disponible, accessible… et pas seulement à vos clients potentiels. Vos concurrents (du moins les plus intelligents d’entre eux), exercent une veille stratégique qui inclut une surveillance continue de la compétition. Ils vous regardent, vous épient… et vous copient! Alors, comment générer du contenu intéressant, mais inoffensif?

Quoi dire? Voici quelques idées :

1. Expliquez comment votre offre est en mesure de satisfaire les besoins des clients. Inutile de vous épencher sur les caractéristiques de vos produits et services s’ils ne sont pas en lien avec des besoins à combler auxquels il est facile de s’identifier.

2. Utilisez des témoignages, des études de cas, des preuves de réussite. Démontrez des résultats.

3. Affichez votre culture d’entreprise. On doit sentir un côté humain derrière les pixels.

4. Établissez clairement votre promesse. Arrêtez de décrire, promettez.

5. Créez du contenu qui n’est pas directement lié à la vente de vos services ou de votre produit. Démontrez votre expertise en commentant l’actualité de votre secteur, en donnant des conseils, en livrant vos opinions.

Quoi ne pas dire? Encore quelques exemples:

1. Il est risqué d’afficher votre offre de services complète dans ses moindres détails, y compris votre méthodologie, vos outils de travail, les stratégies utilisées, etc. Il s’agit de la meilleure manière de documenter la concurrence et de lui donner l’occasion de bâtir un argumentaire pour vous contrer. De plus, trop de détails ennuient. Pour les entreprises en fabrication et en technologie, la logique est la même. Il faut rester très prudent avec l’information véhiculée sur Internet. Avec tout ce qui est disponible, il y a de quoi faire des études de marché à très faible coût! Pensez plutôt à en tirer profit.

2. Ne donnez pas de renseignement sur vos tarifs, votre liste de prix ou vos forfaits, à moins d’avoir un site de vente en ligne. Laissez aux clients potentiels une raison de vous contacter.

3. Réfléchissez à deux fois avant d’afficher votre équipe de travail sur le web. Photos, noms, postes, courriel… c’est vraiment la meilleure manière de vous faire voler des employés. Il n’est pas facile de trouver la perle rare et le fait de promouvoir vos talents à travers votre site web constitue une invitation pour les chasseurs de tête et les concurrents. Cela permet également à vos employés de développer un branding personnel qui pourrait vous servir… ou vous nuire. À vous de juger!

4. Ne parlez pas en mal de vos concurrents et gardez-vous de faire des comparaisons directes. C’est un jeu dangereux dont vous pourriez être la victime un jour. En plus, les écrits restent et sont archivés! Ouch! Ça pourrait vous suivre longtemps.

5. Ne parlez pas seulement de vous! J’y reviens souvent, mais on n’est plus à l’ère du site Internet de style organigramme d’entreprise…  Mais il faut répéter, répéter, répéter…

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Twitter pour les affaires en 10 étapes

Article publié le Mardi 1 décembre 2009

Chose promise, chose due!  Je vous en parlais mercredi dernier: c’est le temps ou jamais d’utiliser Twitter pour faire mousser votre présence en ligne!  Pour y arriver, vous aurez besoin d’un peu de temps, d’un brin d’imagination et surtout… d’une bonne stratégie!

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Par où commencer? Suivez le guide :

1. Débutez par l’écoute. En utilisant Twitter Search, tendez l’oreille et soyez attentif à ce qu’on dit de vous, de vos concurrents et des sujets propres à votre industrie.

2. Analysez les entreprises qui réussissent, tout comme celles qui se débrouillent moins bien. Au Québec, on observe malheureusement plus de cas de la 2e catégorie, surtout dans le cas de promotions, de concours et de campagnes. Par exemple, Lotto Max qui s’est constitué un compte pour mousser un concours de vidéo. Le compte Twitter ne sert qu’à indiquer les nouveaux vidéos en ligne. Pas de vie, pas de contenu, pas de côté «human». Un rendez-vous raté… Contrairement à une initiative semblable (concours) de Mentos qui avait bien fonctionné cet été. Le site n’est plus à jour, mais on voit sur la page ce qui reste des échanges… Autre bonne campagne, en avril dernier : la Cube de Nissan. Mais attention avant d’approcher les blogueurs pour mousser l’intérêt de vos initiatives. Cette stratégie a été assez sévèrement critiquée, notamment dans le Techno-blogue à Steph. Une bonne mise en garde… mais revenons à notre propos.

3. Adoptez une politique de contenu. Dressez une liste des sujets qui intéressent vos clients et prospects, vos futurs employés, vos fournisseurs potentiels… Évitez de trop parler de vous; devenez plutôt une ressource! Vos tweets devraient répondre à la question «qu’est-ce qui attire votre attention?». Oubliez le traditionnel: «que faites-vous?», c’est peu intéressant pour votre auditoire : on n’est pas sur Facebook ici!

4. Ne devenez pas «that guy»! Un vidéo de Chris Brogan, consultant en médias sociaux, explique bien le concept :

5. Bâtissez une équipe de twitteurs qui pourra garder le fort lors des vacances, en cas de maladie ou de départ… et dégagez-leur un peu de temps chaque semaine (idéalement chaque jour). On ne quitte pas la scène une fois que le spectacle est commencé! De plus, un nombre plus important de participants est un gage de diversité et de variété dans les propos… pour autant qu’on possède une politique de contenu. Cependant, il est contre-productif de passer la journée sur Twitter… à plus forte raison si les collègues non-twitteurs sont dans le jus, si vous ne cessez de repousser les échéances de vos livrables ou pire, si vous facturez à l’heure. Les twitteurs compulsifs ne sont pas nécessairement les plus respectés. Contentez-vous d’être pertinent et régulier, c’est déjà un défi!

6. Utilisez votre compte pour poser des questions, tester des concepts et des nouvelles idées. Pas seulement pour poster des hyperliens.

7. Commentez les gazouillis des autres et retweetez les messages intéressants. C’est une manière rapide de démontrer qu’il y a de l’activité sur votre compte, mais il ne faut pas en abuser! La tweet-étiquette nous dit de ne pas retweeter un message plus d’une fois, donc attention aux multiples RT!

8. Apprenez le langage des mini-URLs pour raccourcir vos tweets. À l’agence de communication Bang Marketing, on utilise Bit.ly : c’est pratique et en plus, ça donne des stats.

9. Préparez-vous à répondre. Pour les entreprises, Twitter peut remplacer les courriels de service à la clientèle… aux yeux d’une certaine clientèle exigeante et bruyante sur le web. Si vous avez déjà de la difficulté à répondre aux courriels envoyés à votre info@…, repensez votre présence.

10. Adoptez les bons outils. Afin de gérer plus facilement votre présence sur les médias sociaux, nous vous suggérons les applications Seesmic, Tweetdeck ou Twhirl.

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La vague Twitter est-elle à bout de souffle?

Article publié le Mercredi 25 novembre 2009

Twitter, tweet, twitter… ces néologismes font maintenant partie de notre vocabulaire, mais pour combien de temps?  Le trafic stagne aux États-Unis sur le populaire site de tranches de vie. On a même enregistré une baisse des visites de l’ordre de 8% en octobre dernier. Évidemment, on peut choisir de voir le verre à moitité plein: la croissance annuelle de l’achalandage depuis octobre 2008 voisine les 1271%!

Trafic sur Twitter, octobre 2009. Source: comScore

Trafic sur Twitter, octobre 2009. Source: comScore

Dans ce contexte, vous vous demandez peut-être s’il est pertinent de sauter dans le train de Twitter alors que ce sera peut-être le gros flop de 2010?  Il est vrai que le petit oiseau doit poursuivre son hypercroissance pour s’implanter à long terme car le nombre d’usagers et de visites fait foi de tout dans ce type de business. Et il faudra bien un  jour que ça rapporte. Le réseau songe d’ailleurs à offrir des comptes payants pour les entreprises dès l’an prochain… C’est un premier pas.

À ce stade-ci, nul ne peut prédire si Twitter est là pour durer. Cependant, pendant que ça dure, il y a beaucoup à gagner à apprivoiser le petit animal, notamment pour vous familiariser avec l’univers des médias sociaux. C’est le temps de faire des expériences, de comprendre comment et pourquoi ça marche.  Aujourd’hui on parle de Twitter et demain ce sera autre chose. Plus vous attendez avant de vous mouiller, plus la prochaine vague vous semblera impossible à surfer.

Pour ceux qui n’ont jamais essayé Twitter, voici un petit vidéo d’introduction super sympa.  C’est très bien vulgarisé, mais ça ne vous convaincra pas d’utiliser Twitter pour votre entreprise. Je vais en parler dans mon prochain post qui traitera de la démarche la plus facile pour réussir un virage Twitter dans votre organisation.  Ça devrait aller à lundi prochain si tout va bien.  En attendant, allez jeter un oeil sur la page Twitter de Bang Marketing, ça vous donnera des idées.

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