Archive

Articles taggués ‘Médias sociaux’

8 trucs pour développer vos affaires via LinkedIn

Article publié le Lundi, 7 juin 2010

PRIMEUR - Ce billet sera publié dans le prochain numéro du magazine Premières en Affaires lancé ce mercredi.

Je parie que vous avez reçu au moins une invitation à joindre le réseau LinkedIn d’une connaissance cette semaine. Vous en avez peut-être vous-même envoyé quelques-unes. En fait, ce réseau social connaît une ascension si fulgurante au Canada depuis 12 mois qu’il planifie l’ouverture d’un bureau régional à Ottawa prochainement. Avec deux millions de membres au pays, le Canada est maintenant l’un des segments à la croissance la plus dynamique au monde.

Et puis? Si vous êtes comme environ 90 % des membres de cette communauté dont l’objectif est le réseautage d’affaires, vous collectionnez peut-être les « amis » depuis quelques mois déjà sans trop savoir où tout cela pourrait bien vous mener. En fait, vous attendez probablement un déclic, une révélation, un appel ou un contrat, qui sait. Laissez-moi vous décevoir : il ne se passera pas de miracle.

Pourtant, les statistiques sont éloquentes. Selon un récent sondage de la firme américaine HubSpot, 45 % des entreprises B2B qui sont actives sur les médias sociaux ont déjà acquis un client par le biais de LinkedIn.

Alors, ça marche ou pas?

Bang Marketing Linkedin Stephanie Kennan Médias SociauxLa clé d’analyse ici, c’est le niveau d’activité. Il ne suffit pas d’ouvrir un compte LinkedIn et de regarder grossir les rangs de ses contacts. Il faut être actif dans la communauté! Dans les faits, cela veut dire investir du temps (à ne pas confondre avec perdre son temps). Mais par où commencer?

  1. Établissez d’abord votre stratégie. Déterminez qui sont vos clients potentiels et les partenaires que vous recherchez. Par la suite, rédigez votre profil en fonction de leurs besoins.
  2. Pensez aux 4C suivants : campagne, contacts, confiance, crédibilité. Votre profil est votre principal outil de promotion, utilisez-le comme clé principale de votre campagne LinkedIn. Le but de vos efforts sociaux est de favoriser une interaction avec vos clients et partenaires potentiels. Assurez-vous donc que votre profil les interpelle et les incite à entrer en contact avec vous. Enfin, sur le web, tout est une question de crédibilité, donc de confiance. Utilisez donc la fonction de recommandation professionnelle pour rassurer votre public.
  3. Personnalisez votre présence. Votre signature de courriel et vos badges personnalisés sont des outils efficaces qui sont faciles à créer.
  4. Élargissez votre réseau. Invitez vos contacts d’affaires, vos collègues de travail et vos anciennes connaissances d’études. L’objectif est de profiter de leur réseau! Vous pouvez bénéficier d’une communauté élargie de millions de personnes en bâtissant un réseau d’une centaine de contacts seulement!
  5. Faites partie de groupes ciblés. Adhérez à des groupes en fonction de vos objectifs d’affaires et invitez les membres de ceux-ci à joindre votre réseau.
  6. Cherchez et trouvez vos contacts professionnels potentiels. Fouillez votre réseau élargi à la recherche des clients potentiels et des partenaires qui peuvent faire avancer votre entreprise ou votre carrière. LinkedIn vous permet de filtrer et de sauvegarder vos recherches. Il agit également comme un CRM puissant pour gérer vos contacts.
  7. Communiquez, interagissez, réseautez. C’est maintenant le temps d’entrer dans la danse.  Trouvez des raisons et des occasions pour susciter la discussion sur des sujets que vous maîtrisez et qui intéressent vos cibles. En créant du contenu ou en participant activement à des groupes de discussion, vous vous positionnez comme un membre utile qui agit à titre de référence. Trouvez finalement des façons originales de venir en aide aux membres de votre réseau au lieu de les solliciter directement avec vos produits et services.
  8. Donnez au suivant… et récoltez au tournant! Les médias sociaux proposent une nouvelle voie de développement d’affaires, mais il s’agit d’une approche radicalement différente des anciennes méthodes axées sur l’offre. Aujourd’hui, il faut donner pour recevoir… Aidez d’abord et récoltez ensuite!

Je vous invite également à écouter une série de balodiffusions gratuites et captivantes préparées par Simon Hénault, président de Pod Media et Expansion B2B, formateur et expert LinkedIn.

Bon réseautage!

;)

Stéphanie

Médias sociaux , , ,

Twitter pour les affaires en 10 étapes

Article publié le Mardi, 1 décembre 2009

Chose promise, chose due!  Je vous en parlais mercredi dernier: c’est le temps ou jamais d’utiliser Twitter pour faire mousser votre présence en ligne!  Pour y arriver, vous aurez besoin d’un peu de temps, d’un brin d’imagination et surtout… d’une bonne stratégie!

twitter-fail-thumb

Par où commencer? Suivez le guide :

1. Débutez par l’écoute. En utilisant Twitter Search, tendez l’oreille et soyez attentif à ce qu’on dit de vous, de vos concurrents et des sujets propres à votre industrie.

2. Analysez les entreprises qui réussissent, tout comme celles qui se débrouillent moins bien. Au Québec, on observe malheureusement plus de cas de la 2e catégorie, surtout dans le cas de promotions, de concours et de campagnes. Par exemple, Lotto Max qui s’est constitué un compte pour mousser un concours de vidéo. Le compte Twitter ne sert qu’à indiquer les nouveaux vidéos en ligne. Pas de vie, pas de contenu, pas de côté «human». Un rendez-vous raté… Contrairement à une initiative semblable (concours) de Mentos qui avait bien fonctionné cet été. Le site n’est plus à jour, mais on voit sur la page ce qui reste des échanges… Autre bonne campagne, en avril dernier : la Cube de Nissan. Mais attention avant d’approcher les blogueurs pour mousser l’intérêt de vos initiatives. Cette stratégie a été assez sévèrement critiquée, notamment dans le Techno-blogue à Steph. Une bonne mise en garde… mais revenons à notre propos.

3. Adoptez une politique de contenu. Dressez une liste des sujets qui intéressent vos clients et prospects, vos futurs employés, vos fournisseurs potentiels… Évitez de trop parler de vous; devenez plutôt une ressource! Vos tweets devraient répondre à la question «qu’est-ce qui attire votre attention?». Oubliez le traditionnel: «que faites-vous?», c’est peu intéressant pour votre auditoire : on n’est pas sur Facebook ici!

4. Ne devenez pas «that guy»! Un vidéo de Chris Brogan, consultant en médias sociaux, explique bien le concept :

5. Bâtissez une équipe de twitteurs qui pourra garder le fort lors des vacances, en cas de maladie ou de départ… et dégagez-leur un peu de temps chaque semaine (idéalement chaque jour). On ne quitte pas la scène une fois que le spectacle est commencé! De plus, un nombre plus important de participants est un gage de diversité et de variété dans les propos… pour autant qu’on possède une politique de contenu. Cependant, il est contre-productif de passer la journée sur Twitter… à plus forte raison si les collègues non-twitteurs sont dans le jus, si vous ne cessez de repousser les échéances de vos livrables ou pire, si vous facturez à l’heure. Les twitteurs compulsifs ne sont pas nécessairement les plus respectés. Contentez-vous d’être pertinent et régulier, c’est déjà un défi!

6. Utilisez votre compte pour poser des questions, tester des concepts et des nouvelles idées. Pas seulement pour poster des hyperliens.

7. Commentez les gazouillis des autres et retweetez les messages intéressants. C’est une manière rapide de démontrer qu’il y a de l’activité sur votre compte, mais il ne faut pas en abuser! La tweet-étiquette nous dit de ne pas retweeter un message plus d’une fois, donc attention aux multiples RT!

8. Apprenez le langage des mini-URLs pour raccourcir vos tweets. À l’agence de communication Bang Marketing, on utilise Bit.ly : c’est pratique et en plus, ça donne des stats.

9. Préparez-vous à répondre. Pour les entreprises, Twitter peut remplacer les courriels de service à la clientèle… aux yeux d’une certaine clientèle exigeante et bruyante sur le web. Si vous avez déjà de la difficulté à répondre aux courriels envoyés à votre info@…, repensez votre présence.

10. Adoptez les bons outils. Afin de gérer plus facilement votre présence sur les médias sociaux, nous vous suggérons les applications Seesmic, Tweetdeck ou Twhirl.

Médias sociaux , , , ,

In et out 2010 : mes prédictions

Article publié le Jeudi, 19 novembre 2009

Lu sur un site web (je garde la source secrète) :

If you’re reading this at a coffee shop while wearing cowboy boots, feeling confident because you just had breast implants, you’re “out.” That’s according to Pierce Mattie Public Relations, whose staff compiled a “What’s Hot, What’s Not” list for 2010. Other things on their “out” list are eyelash extensions, facelifts, crafty necklaces, acrylic nails, cocktails, birth control pills, the entire city of Paris, ballroom weddings, yoga and “humans.”

Vous vous dites sûrement, à cet instant précis «QUOI?». Peu importe, tout le monde a le droit de faire sa liste des in et des out en 2010. Voici la mienne (un peu en avance) très pêle-mêle, pas trop sérieuse, à commenter, à critiquer ou à applaudir, vous avez le choix!

crystal-ball

IN #1 : Les médias sociaux

Loin d’être une passade, les médias sociaux deviennent «mainstream». En 2010, on devrait passer moins de temps à expliquer ce qu’est Twitter et plus de temps à réfléchir sur la meilleure manière de tirer profit du marketing conversationnel.

IN #2 : Le contenu

Que ceux qui n’ont rien à dire se taisent! Après avoir mis beaucoup d’énergie à synthétiser l’essence de leur marque dans une signature ou un slogan de deux ou trois mots, les entreprises recommencent à parler. Les clients remettent en question les affirmations gratuites du genre «on est les meilleurs». Ils veulent de vraies réponses et surtout, de l’information pertinente.

IN #3 : La gratuité

Il faut lire le livre de Chris Anderson : «Free, the Future of a Radical Price» pour comprendre toute la portée du concept de gratuité en marketing. Encore plus «hot» en 2010. Et très lié avec mon #2.

IN #4 : Le «sign-in» universel

Je tombe un peu hors sujet, mais c’est ma montée de lait : on n’en peut plus de s’enregistrer sur une multiplicité de sites web où l’on doit rentrer un nouveau mot de passe et un nom d’usager chaque fois! En ce sens, l’enregistrement via des sites sociaux comme Facebook pour accéder à diverses applications devrait devenir de plus en plus populaire. J’ai fait l’essai pour utiliser le wi-fi gratuit chez Second Cup. Facile, facile.

IN #5 : Le branding personnel

Blogues, avatars, pages personnelles, position dans les engins de recherche, réputation en ligne, adresse de courriel, profil, commentaires et posts dans les médias sociaux… Votre marque personnelle est plus «in» que jamais.  Elle vous suit partout et ne s’efface qu’au prix de grands efforts. Soignez-la, entretenez-la, moussez-la. Pour plusieurs (employeurs, médias, etc.), cette image est la représentation la plus réelle de votre petit vous…

OUT #1 : La télé

Ça fait des années qu’on répète qu’il n’y a plus rien d’intéressant à la télé, mis à part quelques chaînes spécialisées. Que du nivellement par le bas. Avec le Apple HDTV pour les films, le hockey sur Internet et les nouvelles à la radio dans l’auto, pourquoi a-t-on besoin d’une télévision déjà? Virginie? Mauvaise réponse.

OUT #2 : Les tentatives poches de marketing 2.0

Pour faire une bonne campagne de marketing 2.0, il faut être authentique, drôle, spontané… Pas facile! Les campagnes poches sont donc légions, mais si elles faisaient rire d’elles en 2009, elles risquent de passer complètement dans le beurre en 2010: Intérêt zéro. Qui se rappelle de la web télé des cosmétiques Marcelle? Ouch. Ou le Flash Mob raté de Bud Light Lime? Re-ouch. Finalement, il faut peut-être mieux se faire oublier.

OUT #3 : Les dépliants

Il me semble que juste le nom sonne tellement 1986. On peut aussi laisser faire les pochette avec des feuillets en échelons!!!

OUT #4 : Les lipdubs

Tout le monde en a fait un. On en a vu cent. Même TVA Publications en fait un (ayoye). 2010 sera l’ère de l’anti-lipdub!

OUT #5 : Les noms d’agence de pub qui sonnent comme un vieux prénom quétaine

Alfred, Buck, Bob, Arthur et Merlin, Brad, Harry. C’est assez, on a bien ri, mais là, on est pu capable!!!!! Pourquoi est-ce si difficile de trouver un nom d’agence? Pourquoi s’appeler Tink, quand il y a déjà un Tank? Pourquoi s’appeler Phéromone quand PERSONNE ne sait ce que ça veut dire ou n’est capable de le prononcer? Pourquoi des anagrammes bizarres? Pourquoi passer toutes les couleurs de l’arc-en-ciel: Orange Tango, RED, Blue Sponge, BleuBlancRouge? Ça fait longtemps que ça m’énerve, mais il paraît que je n’ai rien à dire depuis que Microsoft a lancé BING… Changeons de sujet.

Il reste 35 jours avant Noël… on garde le sourire!

Marketing , , ,

Médias sociaux: c’est beau, c’est bon… mais ça coûte cher!

Article publié le Lundi, 26 octobre 2009

La semaine dernière, j’ai reçu une invitation pour assister à une ixième conférence sur les médias sociaux de la part, cette fois, de l’APCM. Je vais m’y rendre, mais je suis de plus en plus allergique à ce type de présentation qui va tenter de nous «vendre» le concept du marketing conversationnel comme si c’était beau, bon et pas cher.

social-media1

En fait, les médias sociaux, on adore tous.  Mais avant de dire que ce n’est pas cher, mettons un gros bémol. Une fidèle lectrice de notre infolettre e-bang nous a d’ailleurs récemment envoyé un hyperlien des plus intéressants vers une publication en ligne de Harvard Business Publishing : Debunking Social Media Myths. L’auteur cite un cadre supérieur de Research in Motion qui racontait avoir cessé de radoter que les médias sociaux sont gratuits après avoir rencontré le «Community Manager» de chez RM ! C’est fascinant car cette anecdote démontre que le nerf de la guerre en termes de médias sociaux, ce sont les gens. Qu’ils soient des employés ou des consultants, les gens qui nourrissent vos réseaux sociaux doivent, en bout de ligne, être rémunérés. Pour prendre le virage «social», il faut socialiser. Cela nécessite donc de vraies personnes et non des processus automatisés.

Un exemple? La création de contenu pour notre infolettre hebdomadaire et l’optimisation de notre présence sur Twitter et dans les différents médias sociaux exige environ 20 heures chaque semaine, dont un minimum chaque jour.  Pour une entreprise de neuf employés, c’est énorme.  En comptant le temps que je consacre moi-même à bloguer (OK, j’ai un redémarrage plutôt lent cet automne, mais ce n’est qu’une mauvaise passe…), nous avons calculé que 8% de nos heures facturables sont consacrées au marketing conversationnel.  Ça marche, mais il faut y croire!

Les outils et les plateformes existent, mais une implication humaine importante est nécessaire pour en tirer partie.  Sans cela, les initiatives avortées, les déceptions et les flops de participation continueront d’alimenter l’image de saveur du mois un peu superficielle du web 2.0 (i.e. prouver qu’on a pas de vie en 140 caractères…) !

Médias sociaux , , ,