J’ai fais mon coming out sur Facebook il y a tout juste 8 minutes. Non, je ne suis pas allée voter.

Mairie de Montréal
Ce n’est pas la première fois. Je me souviens une élection provinciale, coincée dans le trafic, dans le temps où j’étais encore une paumée du 450… Cette fois-là, j’avais menti (oui, oui), j’avais bien voté pour le changement (oui, oui), on avait presque gagné (oups)…
Mais hier, mon choix était fait, je resterais à la maison à écouter BabyTV avec mon fils. Une genre de grève. Pas capable de voter Union Montréal (trop, c’est trop), mais pas capable de voter pour les deux autres non plus (je crois que le maire de Montréal doit être bilingue et je ne crois surtout pas aux ovnis).
On avait pourtant prédit un taux de participation record. La coupe était pleine… Les médias ne nous avaient pas lâché. On a twitté en masse, regardé des tonnes de vidéos (on ne se lasse pas d’entendre Louise Harel parler anglais), fait des recherche (Richard Bergeron a-t-il vraiment écrit un livre sur le Big Foot?), navigué, échangé, écrit sur des blogues, envoyé des courriels. Mais on a pas voté. À peine 38%…
Ça revient à dire une chose: notre nouvelle vie hyperconnectée, le web, les médias sociaux… c’est bien beau tout ça, mais ça ne change pas le fond des choses. Ça ne prend pas les gens par la main pour les amener voter.
Si on fait un parallèle (un peu boiteux tout de même…) entre la campagne électorale et une campagne marketing ça devient intéressant. On peut s’amuser avec des campagnes virales super bien faites sur You Tube sans jamais acheter le produit qui est en dessous. On peut rire d’une pub sans pouvoir attribuer l’annonceur correctement. On peut être une fan Facebook de la Fondation One Drop sans jamais avoir donné une cenne (oups, je suis démasquée!)
L’humain est à la fois un spectateur et un gérant d’estrade. Ça tombe bien car le web et le 2.0, la pub, l’affichage, tout ça c’est du pur divertissement. Pour que le consommateur se lève de son siège et participe vraiment au spectacle (qu’il achète), il faut le motiver en lui offrant quelque chose. Avec la campagne municipale, on vient d’apprendre que le goût de vomir… ce n’est pas suffisant. Ça prend une véritable offre.
On revient donc au fameux whatzinit4me… C’est drôle comme on n’invente rien.
Faire parler de soi c’est donc bien joli, mais il ne faut pas oublier le pourquoi du quoi. En marketing (it won’t come as a surprise) comme en politique (là, c’est moins drôle)… ça s’appelle vendre.
Marketing
2.0, élection, élections municipales, Marketing, Publicité
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