Ce qui est vraiment réconfortant avec le lait: changer de poste!
Quand je ne «post» pas de billet pendant des semaines, vous vous imaginez bien que je suis complètement débordée. C’est la dure réalité: les mandats se succèdent à une vitesse du tonnerre et je néglige mon blogue… donc vous tous, chers lecteurs!
Cependant, j’ai beau être une fille occupée, je ne cesse de me répéter la chance que j’ai de me spécialiser dans le domaine B2B et de la communication institutionnelle car nous sommes très peu confronté à l’art complexe et ingrat de faire de la publicité télévisuelle.
Je dis complexe parce que je ne suis pas assez naïve pour croire que faire une bonne campagne est facile et à la portée de toutes les agences. Je dis aussi ingrat, car les spots publicitaires sont soumis au jugement populaire qui est souvent dur et sans nuance.
Mais malgré toute l’empathie dont je suis capable envers mes confrères publicitaires, je ne peux m’empêcher de faire partie de la clique des téléspectateurs excédés des pubs insignifiantes qui envahissent notre quotidien. De la bonne pub, c’est du divertissement. De la mauvaise pub, c’est une agression.
Je vais donc ranger mes gants blancs et vous confier mon malaise total devant la nouvelle campagne du lait… oui, les marionnettes en laine. Je vous avoue que déjà, avec les grand-mères à tarentules, je n’étais pas confortable à 100%. C’est peut-être parce que je suis intolérante au lactose, je ne sais pas. Mais je trouvais à ce moment là que le réconfort… ça ressemblait un peu à un dernier retranchement stratégique après la brillante campagne «2 c’est mieux». Je pouvais comprendre à la limite que l’absurde peut faire vendre. Le flash de la laine avec les abribus et tout et tout, c’était admirable. Mais comment peut-on passer tout d’un coup à l’utilisation litérale de cette idée et nous tricoter des marionnettes laides qui roulent leur «r» comme la grenouille d’Annie Brocoli? Je passe sur la qualité de la technique qui nous rappelle les animations de l’ère pré-Passe-Partout. Des couleurs fades, des textes insignifiants, pas de punch… Une totale dépression en fait. Comme les personnages mis en scène. Moi quand je me sens comme ça, je choisis le scotch.
Cependant, ce qui est vraiment réconfortant là-dedans, pour reprendre mon jeu de mots Facebook de cette semaine, c’est de voir que unanimenent, je n’entends que des critiques à l’égard de cette campagne. C’est le dédain et l’incompréhension généralisée. Oui à l’originalité, oui à l’absurde, oui à tout ce que vous voulez qui étonne et détonne. Mais on ne peut pas, au nom d’un délire créatif quelconque, jouer avec l’image d’une grande marque de cette manière. C’est presque insultant. La direction artistique est aussi douteuse que l’exécution est moyenne. L’humour est incompréhensible s’il est présent. Le message est confus. Le résultat global est un malaise complet. Je vous invite d’ailleurs à lire les commentaires parus sur le site Infopresse à cet effet.
Et je ne vous ai pas parlé du site web. En usant ma patience à le visiter, j’ai toutefois appris que la marionnette bleue se prénomme Carl. Au secours.






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